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La Monnaie de Paris dévoile sa collection de poids Akan, figure du commerce de poudre d'or

Le musée de la Monnaie de Paris. (illustration)
Le musée de la Monnaie de Paris. (illustration) Wikimedia/ CC-BY-SA-3.0
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Avec l’exposition « Akan, les valeurs de l’échange », la Monnaie de Paris dévoile sa collection de poids Akan, ces figurines de bronze ou laiton qui servaient à peser la poudre d’or des deux côtés de la frontière entre le Ghana et la Côte d’Ivoire, chez les Akan, jusqu’à la fin du XIXe siècle.

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C’est une plongée dans le monde Akan et ses mystères, à la Monnaie de Paris. Les poids Akan, ce sont de petits carrés ou disques de bronze ou laiton ornés de motifs géométriques, pour les plus anciens. Ou alors, des figurines d’une incroyable variété, en forme de personnages, d’animaux - comme le poisson, le serpent, le toucan ou encore la tortue-, ou d’objets du quotidien – tambour, repose-tête.

La Monnaie de Paris possède une des plus importantes collections de poids Akan au monde : 2 000 pièces. Le fruit de deux donations, dont celle d’Henri Abel, un fonctionnaire français qui tenta dans les années 1940 de comprendre le système inventé par les Akan pour peser la poudre d’or et échanger. Sans parvenir à percer tous ses mystères.

Car ces poids, balayés dans le courant du 19e par les monnaies coloniales, ne servaient pas seulement aux échanges de natures commerciales. « Le plus souvent, ces poids, ils ne finiront jamais sur une balance. Ils finiront posés sur la table. Ils font partie de la palabre où on dit des choses et où les poids racontent sans doute autant de choses que vous en dîtes à votre interlocuteur », explique Dominique Antérion, le commissaire de l’exposition.

Et c’est aussi tout l’univers des proverbes associés à chacun de ces poids que dévoile la Monnaie de Paris. Une exposition qui nous replonge à l’époque où l’or était partout, chez les Ashanti, les Baoulés, les Fanti… Tous ces royaumes Akan, où chaque famille se transmettait précieusement de génération en génération le Dja. Cette panoplie indispensable aux échanges contenait une poche de cuir contenant une boîte et une cuillère pour la poudre d’or, une balance pour la peser. Et des poids.

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