«The Power of My Hands», 16 artistes femmes africaines s’emparent de leur représentation

Stacey Gillian Abe Enya Sa, 2017 Impression sur dibond, 150 x 150 cm Afriart Gallery, Kampala, Ouganda
Stacey Gillian Abe Enya Sa, 2017 Impression sur dibond, 150 x 150 cm Afriart Gallery, Kampala, Ouganda © Stacey Gillian Abe / Photo Giulio Molfes

« The Power of My Hands » regroupe 16 artistes, uniquement des femmes et uniquement originaires de pays lusophones ou anglophones, quasiment jamais montrées en France. Une exposition originale à plus d’un titre, au Musée d’art moderne de Paris.

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Peinture, broderie, photo ou poterie, les œuvres évoquent la vie quotidienne ou l’histoire des femmes, des questions intimes ou plus politiques. Odile Burluraux est l’une des commissaires de l’exposition.

« L’un des propos de l’exposition est aussi de faire surgir ce qui a été caché, invisibilisé ou mis sous silence. Que ce soit des corps, des récits, tout cela est remis devant nous et en même temps avec beaucoup de vibrations et de joie. »

Une vibration, une joie que l’on retrouve chez l’Angolaise Ana Silva. Elle imprime ses œuvres sur des sacs de jute… Des sacs dans lesquels arrivent les tonnes de vêtements dont l’Europe se débarrasse…

Les artistes femmes du continent s'emparent de leur propre représentation

« L’idée est que cela est normalement censé d’être mis à la poubelle, arraché, sali… Moi, je récupère ça, je le lave et le ramène ici avec une autre vision. Pour qu’on voie ce genre d’objets totalement négligés d’une autre façon, sous un autre angle. »

Avec The Power of My Hands, les artistes femmes du continent s’emparent de leur propre représentation. Ce n’est pas le moindre mérite de cette exposition et de la saison Africa 2020.

► The Power of My Hands, jusqu’au 22 août 2021 au Musée d’art moderne de la Ville de Paris.

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