Jeux olympiques: «Les sorcières de l'Orient», l'histoire de mythiques volleyeuses japonaises

Le documentaire retrace l'histoire de cette mythique équipe de volleyball japonaise.
Le documentaire retrace l'histoire de cette mythique équipe de volleyball japonaise. © UFO Production

Quelques jours après l’ouverture des jeux olympiques de Tokyo, Julien Faraut sort son nouveau film, « Les sorcières de l’Orient ». Il y retrace l’exploit de la méconnue équipe féminine de volleyball japonaise qui remportait il y a 57 ans, la médaille d’or aux premiers JO de Tokyo. Une fierté nationale que le réalisateur français et responsable des archives à l’Institut national du Sport raconte en mêlant images d’archives, témoignages et mangas japonais.

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Il y a cinquante ans, l’équipe de volleyball des ouvrières de l’usine textile Nichibo Kaizuka faisaient sensation. Elles enchaînent les victoires et se surpassent grâce aux méthodes musclées de l’entraîneur Daimatsu. Pour cette raison, il est surnommé « le démon » par les Occidentaux. 

« Du fait de ces histoires de harcèlement moral ou sexuel dans le sport, et notamment au Japon, c’était très important que les joueuses elles-mêmes puissent témoigner du fait que leur entraîneur, qui avait des méthodes martiales, n’était pas quelqu’un de mauvais, de mal intentionné… Qu’il soit dans un projet de haute performance », raconte Julien Faraut.

L’équipe termine championne du monde et remporte la médaille d’or olympique aux JO de Tokyo en 1964. Elles sont alors surnommées Les sorcières de l’Orient pour leur jeu s’apparentant à des supers pouvoirs et vont inspirer de nombreuses fictions. Parmi lesquels le manga Attack N°1 qui s’invite dans le film.

 « Beaucoup de gens connaissaient ces dessins animés, sans connaître l’origine de cette équipe et donc c’était très amusant de pouvoir mélanger les deux, puisque ça fonctionnait extrêmement bien » » rajoute le réalisateur. 

L’exploit est sportif mais son succès est à l’image du Japon de l’après-guerre, alors en reconstruction. Bien plus qu’un documentaire sportif, Julien Faraut rend un véritable hommage à ces femmes aujourd’hui âgées de 76 à 81 ans.

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