Global Citizen, un événement caritatif mondial dont les méthodes peuvent surprendre

Le groupe Metallica a participé au festival Global Citizen (image d'illustration).
Le groupe Metallica a participé au festival Global Citizen (image d'illustration). REUTERS

« Unir le monde pour vaincre la pauvreté et défendre la planète », tels sont les objectifs – plutôt ambitieux – des méga-concerts de Global Citizen Live qui se déroulent ce samedi 25 septembre sur les cinq continents. Des concerts qui seront retransmis un peu partout dans le monde, à la télévision, pendant 24 heures, suivant les fuseaux horaires. À Paris, 20 000 personnes sont attendues au Champ-de-Mars, au pied de la Tour Eiffel, pour cet événement caritatif, dont les méthodes peuvent surprendre.

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Elton John, Ed Sheran ou Christine and the Queens... À Paris, l’affiche de Global Citizen Live a de quoi faire pâlir d’envie n’importe quel organisateur de concert. Ajoutez Billie Eilish à New-York, BTS à Séoul et bien d’autres à Johannesburg ou Rio…

« Tweets » aux dirigeants de la planète 

Pour assister à ces concerts, les spectateurs n’ont pas acheté de billets. Ils se sont engagés à faire de « bonnes actions » : en général, envoyer des tweets aux dirigeants de la planète ou signer des pétitions. 

Global Citizen réclame qu’un milliard de doses de vaccin anti-Covid-19 soit fournie à l’Afrique, que six milliards de dollars soient consacrés à la lutte contre la famine, ou encore que les multinationales tendent vers la neutralité carbone. 

Global Citizen se prévaut du soutien de dizaines de dirigeants de la planète, du président français Emmanuel Macron à l’envoyé spécial des États-Unis pour le climat, John Kerry en passant par la présidente de la Commission européenne, Ursula Von des Leyen. 

Des partenaires singuliers

Mais rien ne serait possible sans des partenaires dont l’engagement écologique est sujet à caution. Coca-Cola, et ses milliards de bouteilles en plastique, Procter and Gamble, l’un des leaders mondiaux des détergents, ou encore CitiGroup condamné – selon les calculs du Monde - à plus de 400 millions d’euros d’amende depuis 2007 pour blanchiment et évasion fiscale. 

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