France: mort de Miss.Tic, figure féminine majeure du street art

Miss. Tic est photographiée ici en train de créer une pièce le 24 octobre 2013 près de la maison de vente aux enchères de l'hôtel Drouot à Paris.
Miss. Tic est photographiée ici en train de créer une pièce le 24 octobre 2013 près de la maison de vente aux enchères de l'hôtel Drouot à Paris. AFP - JOEL SAGET

Une légende des rues de Paris est décédée. Miss.Tic, figure pionnière du street art parisien, connue pour ses pochoirs poétiques et son engagement envers les femmes, est morte ce dimanche 22 mai à l’âge de 66 ans.  

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La poésie est un sport extrême, notait sur un mur celle qui a été arrêtée pour son art. Plasticienne et poète d’art urbain, Miss.Tic parsème Paris de ses silhouettes de femmes graffées au pochoir sur des murs de Montmartre, du Marais et de Ménilmontant dès les années 1980.

Née dans la capitale 20 ans plus tôt d’un père immigré tunisien et d’une mère normande qu’elle perd à l’âge de 10 et 16 ans, Miss.Tic décide de raconter sa vie, ses drames et ses fantasmes sur les murs des villes.

D’abord attirée par les États-Unis – elle s’installe en Californie au début des années 1980 -, c’est en France que cette graphiste et virtuose de la langue va percer sous le nom emprunté de la sorcière Miss Tick du Journal de Mickey.

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Arrêtée en 1997 pour détérioration de bien, l’artiste avec ses tags et ses bombages trouve peu après le chemin vers les musées à Londres, dans le milieu de la mode et du cinéma en signant l’affiche d’un film de Claude Chabrol. 

Miss.Tic se revendique d’aucun parti, d’aucune chapelle se disant elle-même anarchiste, activiste, mais surtout artiste.

Affiche du film «La fille coupée en deux» de Claude Chabrol, réalisée par Miss.Tic.
Affiche du film «La fille coupée en deux» de Claude Chabrol, réalisée par Miss.Tic. © Wild Bunch Distribution

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