Grèce

Les Grecs perdent confiance dans leurs institutions

Manifestation contre les mesures d'austérité à Athènes, le 4 juin 2011.
Manifestation contre les mesures d'austérité à Athènes, le 4 juin 2011. REUTERS / Yiorgos Karahalis

L'appel des syndicats grecs à une manifestation de protestation samedi 4 juin à Athènes contre le renforcement de l'austérité économique n'a rassemblé que peu de manifestants. Déjà durement touchés par un an de redressement financier, les Grecs perdent confiance dans leurs institutions.

Publicité

Un millier de personnes seulement ont répondu à l'appel des syndicats. Piètre mobilisation explicable par le fait qu'après neufs grèves générales sans aucun résultat les Grecs semblent maintenant désabusés.

Le gouvernement grec a obtenu de l'Union européenne et du FMI un deuxième plan d'aide financière pour sortir du marasme mais au prix de plus de 6 milliards d'euros d'économie supplémentaires dès cette année.

Depuis un an, des mesures qui ont sévèrement réduit le pourvoir d'achat ont déjà permis de réduire le déficit de 5 points de PIB. Mais pour les investisseurs, ce n'est pas encore assez. Le terrain de la contestation est désormais occupé par le mouvement des « indignés », en dehors du cadre des syndicats et des partis politiques.

Et le climat social continue de se dégrader en Grèce où, selon un sondage récent, 57% des personnes interrogées ne désapprouvent pas les agressions verbales ou physiques contre les responsables politiques, comme celles qui ont tendance à se multiplier dans le pays.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail