BELGIQUE

La Belgique sous tension après l'accord sur le budget 2012

Elio Di Rupo, le chef du Parti socialiste entouré des leaders des partis belges lors d'une conférence de presse commune, le 27 novembre 2011..
Elio Di Rupo, le chef du Parti socialiste entouré des leaders des partis belges lors d'une conférence de presse commune, le 27 novembre 2011.. REUTERS/Thierry Roge
Texte par : RFI Suivre
2 mn

On attend avec anxiété, en Belgique, la réaction des marchés financiers, à l'accord intervenu sur le projet de budget pour 2012. Vendredi l'agence de notation Standard et Poor's avait dégradé la note belge, sanctionnant l'absence de règlement politique.

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La dégradation de la note belge a donné un coup d'accélérateur au règlement de la crise politique qui paralyse la Belgique. Un accord est donc intervenu entre les partis sur le budget fédéral, un budget qui prévoit de réduire le déficit de la Belgique à 2,8% du PIB en 2012.

Des économies à hauteur de 11 milliards d'euros sont annoncées, dont 40% sous forme de réduction des dépenses et 34% en augmentant impôts et taxes. Ce budget de rigueur est destiné à rassurer les marchés. Mais, il va rendre difficile l'action du futur gouvernement dirigé par le socialiste francophone Elio Di Rupo, en relançant l'agitation sociale.

Les syndicats jugent que les mesures d'austérité sont inéquitables et qu'elles reposent sur les plus faibles. Ils appellent les salariés belges à manifester dès vendredi prochain. L'instauration d'un impôt sur les hauts revenus financiers, mais qui épargne la fortune immobilière, n'a pas convaincu. Par ailleurs, les nationalistes flamands dénoncent cet accord budgétaire dont les efforts pèsent, selon eux, davantage sur les flamands que sur les francophones.

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