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Chine / Automobile

L'implantation de Renault en Chine se précise

En 2011, Renault n'a vendu que 24 000 exemplaires de son crossover Koleos en Chine.
En 2011, Renault n'a vendu que 24 000 exemplaires de son crossover Koleos en Chine. Flickr/Autoviva.com
Texte par : RFI Suivre
3 mn

A la veille du Salon de l'automobile qui ouvre ses portes au public mercredi 25 avril à Pékin, un mémorendum entre Renault et son partenaire chinois Dongcheng a été annoncé ce mardi. Il devrait permettre à la marque française de construire prochainement des véhicules en Chine et échapper ainsi aux taxes sur les voitures importées. Mais la route reste longue avant qu’un véritable accord soit signé.

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Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

« Ma petite co-entreprise connaît pas la crise ». Tel est le nouveau refrain qui court les allées du Salon de l’auto à Pékin. Impossible en effet de pénétrer le plus grand marché du monde sans un partenaire chinois. Renault est l’un des rares constructeurs à ne pas avoir encore un pied en Chine, et ceci en vertu d’un découpage géographique avec Nissan qui jusqu’à présent s’occupait du marché chinois.

Comme Nissan, Renault devrait donc travailler avec Dongfeng, le plus grand constructeur chinois. L’accord final reste cependant pour l’instant suspendu au bon vouloir du gouvernement. « Le mémorandum d’accord a été signé, l’équipe du projet a été mise sur pied à Paris, mais tout le monde a bien conscience que ce genre d’accord dépend du gouvernement chinois. Et nous connaissons les délais. Lorsque le consensus a été atteint entre les deux partenaires, l’aval du gouvernement prend un ou deux ans », explique Robert Chan, le directeur Chine de la marque au losange.

Confiant mais prudent

Le président de Renault Carlos Ghosn se dit confiant mais prudent. La validation de cet accord est en effet indispensable au développement du constructeur français. En 2011, Renault n’a écoulé que 24 000 de ses 4x4 Koleos importés de Corée du Sud, via 80 points de vente. Une goutte d’eau par rapport aux 17 millions de véhicules vendus aux Chinois. L’objectif est donc de reproduire le succès de Nissan qui depuis 2003 a développé trois usines avec son partenaire Dongfeng à Canton, Zhengzhou et Xinangyang. La Chine est devenue le premier marché pour Nissan où le tandem formé avec Renault a vendu un million de véhicules l’an passé.

Renault n’est pas le seul à courtiser Dongcheng qui a déjà des accords avec Peugeot-Citroën et Toyota. Volvo et le Chinois Geely ont également annoncé, toujours à l’occasion du mondial de l’automobile à Pékin, qu’ils réfléchissaient à l’établissement d’une marque commune. Mais les autorités chinoises sont devenues plus regardantes. Elles imposent désormais des conditions plus sévères aux nouveaux entrants : implantations des usines loin des côtes ; développement de voitures électriques grosses consommatrices en terres rares dont la Chine à le quasi-monopole. Si l’accord est validé, Renault espère produire 200 à 300 000 véhicules par an en Chine.

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