Inde

La croissance indienne victime de mauvaises conjonctures climatiques et économiques

Un agriculteur du village de l'Etat indien de Gujarat, le 3 août 2012. Sécheresse et croissance au ralenti ne laissent pas présager de bonnes perspectives économiques.
Un agriculteur du village de l'Etat indien de Gujarat, le 3 août 2012. Sécheresse et croissance au ralenti ne laissent pas présager de bonnes perspectives économiques. REUTERS/Amit Dave

Confrontée à un ralentissement de sa croissance, l'Inde est, en plus, en proie à la sécheresse. La production agricole sera faible cette année, ce qui réduit encore davantage les prévisions économiques.

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La croissance indienne ne devrait pas dépasser les 6% cette année. Un taux largement en-dessous des performances de ces dernières années et de toute manière insuffisant pour faire reculer la pauvreté dans le pays.

Touchée par le ralentissement des investissements étrangers et des exportations, en raison de la crise mondiale, l'Inde a aggravé son déficit commercial et révisé ses prévisions de croissance depuis le début de l'année. La roupie a perdu plus du quart de sa valeur en un an et les acteurs économiques n'ont guère le moral. La gigantesque panne électrique d'il y a quelques jours est le signe manifeste d'une insuffisance des investissements.

En outre, la mousson, dont dépend largement l'agriculture indienne, est de faible amplitude cette année et la sécheresse s'installe. On sait d'ores et déjà que la production agricole sera inférieure aux prévisions, et il faut s'attendre à une augmentation des déficits publics car le gouvernement devra venir en aide à ce secteur en difficulté qui représente 60% de la population indienne.

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