Agriculture / Climat

Les prix des produits alimentaires pourraient flamber selon l'ONG Oxfam

Bamako, 4 avril 2012. Un homme brandit une affiche : «J'ai très très honte, j'ai très très mal, j'ai très très faim».
Bamako, 4 avril 2012. Un homme brandit une affiche : «J'ai très très honte, j'ai très très mal, j'ai très très faim». © Issouf Sanogo/RFI
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les changements climatiques pourraient avoir des conséquences désastreuses sur les prix alimentaires et donc sur les populations les plus fragiles, c'est ce qu’explique le dernier rapport d'Oxfam à paraître ce mercredi 5 septembre 2012. Une situation actuellement gravement sous-estimée selon l’ONG de solidarité internationale.

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Le dernier rapport d'Oxfam intitulé «La terre se réchauffe, les prix flambent» montre l'incidence des changements climatiques sur les prix alimentaires. Mais ce qui distingue ce rapport d'autres études existantes, c'est qu'il ne se contente pas d'observer une tendance globale à partir de changement progressifs dus par exemple à l'augmentation prévisible de la température ou de la pluviométrie. Il s'intéresse au contraire aux conséquences des événements météorologiques extrêmes comme par exemple les inondations ou les sécheresses, et analyse ce que cela va induire sur le comportement des prix alimentaires.

Si par exemple, du fait des changements climatiques en cours, il y a un accroissement du risque de fortes sécheresses en Amérique du Nord, cela aura une incidence sur le prix des exportations américaines. Le prix du maïs pourrait alors augmenter de 140% par rapport au prix moyen des denrées alimentaires en 2030.

Autre exemple, les fortes inondations prévisibles dans les prochaines années en Asie du Sud-Est, auront certainement des conséquences sur la production et le coût du riz, entraînant des flambées sur les prix qui mettront très probablement en difficulté de nombreux pays importateurs très dépendants.

Et au bout de la chaîne, ce sont les populations déjà les plus fragiles qui se trouveront les plus démunies car ce sont elles qui consacrent le plus fort budget à se nourrir.

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