Economie

Davos 2013: la situation au Mali est dans tous les esprits

Le président du Nigeria, Goodluck Jonthan, en discussion avec le président sud-africain Jacob Zuma, à Davos, le 23 janvier 2013.
Le président du Nigeria, Goodluck Jonthan, en discussion avec le président sud-africain Jacob Zuma, à Davos, le 23 janvier 2013. REUTERS/Pascal Lauener
Texte par : RFI Suivre
2 mn

À Davos, grand rendez-vous de l'élite économique mondiale, l'Afrique est bien représentée cette année avec pas moins de neuf chefs d'Etat et de gouvernement, parmi lesquels le Sud-Africain Jacob Zuma, le Rwandais Paul Kagamé ou encore le Guinéen Alpha Condé. Si le principal objectif de cette rencontre est d'encourager les grands groupes à venir s'installer sur le continent, la guerre au Mali et le risque d'une contagion à d'autres pays occupent une place importante dans les discussions.

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Avec notre envoyée spéciale à Davos

Si l'intervention française au Mali ne soulève pas de question particulière, beaucoup se demandent à Davos comment on a bien pu en arriver là. Pour le président nigerian Goodluck Jonhatan, la réponse est à chercher en Libye.

« La situation au Mali a empiré en raison de la crise que nous avons eu en Libye. Si ce pays avait retrouvé une stabilité, la situation au Mali aurait été meilleure que ce qu'elle n'est actuellement. Nous ne minimisons pas les problèmes du Mali. Il y a une grave crise de gouvernance et un extrémisme religieux. Mais le terrorisme, la prise d'otages et le trafic de drogue se sont aggravés avec la crise en Libye. Et si nous ne contenons pas ce problème, ce n'est pas uniquement le Mali qui sera concerné, cela affectera d'autres pays. Et c'est l'une des raisons pour laquelle il fallait avancer vite et nous devons remercier la France pour son aide ».

Une vision partagée par Louise Arbour de l'International Crisis Group, avec un bémol cependant : « Je crois que ce à quoi nous assistons, c'est un engagement croissant dans un nouveau front dans la guerre contre le terrorisme. Cela n'est pas sans danger car une réponse militaire forte risque de masquer les vrais problèmes qui sont le réel frein à la reconstruction d'un Etat malien ».

Cette question pourrait être abordée ce jeudi à l'occasion d'une réunion consacrée à la crise malienne.

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