Finances

Treize banques poursuivies aux Etats-Unis dans le scandale du Libor

Le siège social de la Société générale à La Défense, près de Paris.
Le siège social de la Société générale à La Défense, près de Paris. REUTERS/Benoit Tessier

Nouveau rebondissement dans le scandale financier du Libor. Aux Etats-Unis, l’une des agences de régulation du crédit qui supervise les caisses d’épargne vient d’engager des poursuites contre treize banques internationales pour avoir manipulé le taux interbancaire Libor. JP Morgan, la Société générale ou encore UBS comptent parmi les banques poursuivies.

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Plusieurs banques, poids lourds de la finance mondiale, font l'objet de cette plainte de la National Credit Union Administration (NCUA) : l'Américaine JP Morgan, la Britannique Barclays, la Française Société générale ainsi que les Suisses UBS et Crédit Suisse.

Elles sont accusées d'avoir manipulé le fameux taux interbancaire Libor (London interbank offered rate). Des manipulations qui ont entraîné la faillite de cinq caisses d'épargne, qui auraient reçu moins d'intérêts qu'attendu. Le régulateur américain a décidé de récupérer une partie des sommes perdues.

Le Libor, un indice central

C'est en juillet 2012 que le scandale du Libor a éclaté. Cet indice de référence sert à fixer le prix auquel les banques se prêtent entre elles. Des centaines de milliards d'euros sont échangés chaque année sur la base de ce taux. Plusieurs grandes banques d'affaires ont menti sur leurs chiffres durant la crise financière entre 2005 et 2009.

A (RE)LIRE: Le scandale du Libor s’amplifie dans la finance

Barclays a été la première banque à reconnaître avoir manipulé ce taux, par de fausses déclarations. Pour mettre fin à l’enquête des régulateurs britannique et américain, Barclays a accepté, comme la Royal Bank of Scotland et UBS, de payer une lourde amende dans le cadre d’accords à l’amiable.

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