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Economie

La BCE abaisse son principal taux directeur

Le gouverneur de la BCE, Mario Draghi, à Francfort, le 5 juin 2014.
Le gouverneur de la BCE, Mario Draghi, à Francfort, le 5 juin 2014. REUTERS/Ralph Orlowski
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au terme de sa réunion de politique monétaire du mois de septembre, la Banque centrale européenne abaisse son principal taux directeur et lance un vaste programme de rachats de titres.

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Le taux directeur passe de 0,15% à 0,05%, son plus bas niveau historique. Cette mesure décidée contre toute attente a pour but de contrer la déflation et redonner des couleurs à une économie européenne en stagnation. En effet, l'inflation de la zone euro a de nouveau baissé à 0,3% en août, s'éloignant encore plus de l'objectif de 2% désigné par la BCE.

Mais la Banque centrale euroépenne est prête à aller encore plus loin. Parmi les mesures annoncées par le président de la BCE, Mario Draghi : un vaste programme de rachat de titres du secteur privé non financier. Il s'agit d'un large portefeuille d'actifs, appellés aussi ABS, et d'obligations sécurisées, allant jusqu'à 500 milliards d'euros. Ce programme devrait grandement faciliter le flux de crédit à l'économie dans la zone euro et donc relancer une activité et une croissance en berne.

Les interventions dans le cadre de ces programmes commenceront en octobre, pour une durée de trois ans. Les milieux financiers ont bien réagi à cette annonce. Les Bourses européennes gagnent du terrain et l'Euro baisse face au dollar.


Inquiétudes en Allemagne

Avec notre correspondante à Berlin, Nathalie Versieux

Fidèles à la tradition, les politiciens allemands se sont bien gardés de réagir à cette nouvelle baisse du taux directeur. Ce sont les milieux d'affaires, et surtout les banques, qui ont fait connaître leur inquiétude. La fédération des banques allemandes craint notamment que les pays qui ont « largement besoin d'entamer des réformes ne retardent une fois de plus le moment de le faire ». La fédération s'inquiète aussi de voir fondre l'épargne des Allemands dans un pays où c'est traditionnellement avec l'épargne que les salariés préparent leur retraite.

La BCE solde l'euro, s'indigne pour sa part Liliane Buchholz, la présidente de la fédération des banques publiques. « Tout ça sans que cette mesure ne permette de relancer le crédit aux PME », déplore la fondation. Le plus critique est à son habitude le président de l'institut Ifo de Munich. Pour Hans Werner Sinn, la BCE est allée trop loin, se privant de toute marge de manoeuvre pour l'avenir. Sans le moindre résultat jusqu'à présent. Jeudi, en Allemagne, seule la Bourse de Francfort se félicitait du pas franchi.

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