Sports / Economie / Formule1

Drapeau à damier pour le patron de Ferrari, Luca di Montezemolo

Le président de Ferrari Luca di Montezemolo au Grand Prix de Monza, le 6 septembre 2014.
Le président de Ferrari Luca di Montezemolo au Grand Prix de Monza, le 6 septembre 2014. REUTERS/Stefano Rellandini

Après vingt-trois ans à la tête de Ferrari, l'Italien Luca di Montezemolo s'apprête à passer la main. Le groupe Fiat-Chrysler, propriétaire de la marque, a annoncé ce mercredi 10 septembre dans la matinée que le président quittera ses fonctions le 13 octobre prochain.

Publicité

Le départ de Luca di Montezemolo marque la fin d'une ère pour Ferrari. Recruté au début des années 1970, le jeune Luca s'illustre par les succès de la marque au cheval cabré incarnée à l'époque par Nikki Lauda. Mais c'est en tant que patron de la Coupe du monde de football organisée par l'Italie en 1990 qu'il se fait connaître du grand public. Revenu dans le giron de la Formule 1, il renoue avec le succès avec le Français Jean Todt au poste de directeur et en confiant à Michael Schumacher ses bolides rouges.

Mais c'est à la tête de Fiat qu'il réussira son plus beau coup. Devenu président du constructeur italien en 2004, après la mort des frères Agnelli, petit-fils du fondateur de la marque alors en grande difficulté, di Montezemolo est à l'origine d'un redressement spectaculaire. Sous sa présidence, Fiat redevient un des principaux constructeurs au monde désormais associé à l'Américain Chrysler.

Bilan terni

Un bilan cependant terni par les mauvaises performances sportives de Ferrari ces dernières années. Ironie du sort, c'est celui dont il avait fait son successeur à Fiat, Sergio Marchionne, qui lui fait porter le chapeau et scelle son départ trois jours après un Grand Prix de Monza désastreux. Une fin de carrière précipitée pour celui qui, samedi dernier, se voyait rester encore trois ans à Ferrari.

Mais, à 67 ans, Luca di Montezemolo n'a pas de soucis à se faire puisque, selon les médias italiens, il partira avec un chèque de plusieurs dizaines de millions d'euros. En outre, l'ancien patron d'écurie ne semble pas prêt à prendre sa retraite puisqu'il serait très bien placé pour prendre la présidence de la compagnie aérienne Alitalia.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail