Economie

L’Afrique du Sud va développer son industrie nucléaire avec la France

Areva a participé à la contruction de la centrale nucléaire de Koeberg, en Afrique du Sud.
Areva a participé à la contruction de la centrale nucléaire de Koeberg, en Afrique du Sud. Creative Commons/Pipodesign Philipp P Egli

La France a signé, mardi 14 octobre, un accord avec l'Afrique du Sud pour développer son industrie nucléaire civile. Un texte paraphé par le chef de la diplomatie française Laurent Fabius et par la ministre de l'Energie sud-africaine Tina Joematt-Pettersson. Il prévoit une coopération dans des domaines tels que la production d'électricité ou encore la sureté nucléaire. Cet accord ouvre aussi de nouvelles opportunités pour Areva, le leader français du secteur de l'énergie.

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L'Afrique du Sud a besoin de courant. Le pays le plus industrialisé du continent a connu une croissance très forte dans les années 2000. Mais ses infrastructures n'ont pas suivi le rythme et la demande globale en électricité est aujourd’hui loin d'être satisfaite.

C'est pour combler cette demande que Pretoria veut acheter six à huit nouveaux réacteurs. Un marché qui intéresse le géant français Areva mais pas seulement. Le russe Rosatom a annoncé le mois dernier la conclusion d’un accord cadre avec les autorités, laissant penser qu’elle avait déjà remporté le marché. Mais ce n’est pas pour autant qu’Areva baisse les bras.

Le géant français de l'atome est présent en Afrique du Sud depuis les années 1970. C'est à cette époque qu'Areva, anciennement Framatome, participe à la construction de la centrale de Koeberg, dans le sud du pays. La seule qui existe sur le territoire et même sur le continent.

Cet accord arrive donc à point nommé pour la multinationale française. Elle s'est d'ailleurs empressée de saluer l'initiative en rappelant que sa technologie de réacteur de troisième génération EPR est toujours à disposition.

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