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France

Nucléaire: le patron d’Areva démissionne pour raisons de santé

Luc Oursel, le patron démissionnaire du groupe Areva, aura poursuivi deux objectifs: redresser le groupe et renforcer sa présence à l'international.
Luc Oursel, le patron démissionnaire du groupe Areva, aura poursuivi deux objectifs: redresser le groupe et renforcer sa présence à l'international. REUTERS/Benoit Tessier
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le président du groupe nucléaire français Areva a démissionné ce lundi 20 octobre. Luc Oursel, qui occupait ce poste depuis trois ans et demi, quitte ses fonctions pour des raisons de santé.

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Luc Oursel avait succédé à Anne Lauvergeon en juillet 2011. Dès le début de son mandat, le nouveau patron d'Areva affichait l'objectif de redresser le groupe et de renforcer sa présence à l'international. Et pour ce faire, il fallait tailler dans les ambitieux plans de la direction précédente.

Certains investissements ont été réduits d'un tiers, les embauches ont été gelées et le groupe a cédé des actifs. L'ère Lauvergeon a clairement été mise en cause. L'ex-patronne se retrouvera d'ailleurs, par la suite, dans le collimateur de la justice française pour la gestion désastreuse de deux affaires, notamment l'affaire Uramin, le rachat de mines d'uranium en Afrique.

Au cours de son mandat, Luc Oursel ne perd pas, pour autant, sa foi en l'atome. Parmi les « investissements prioritaires » qu'il met en avant : les gisements d'uranium de Cigar Lake au Canada et d'Imourarène au Niger, mais aussi les énergies renouvelables.

Maintenir les activités du groupe

Le nom du successeur de M. Oursel est attendu de façon imminente. Mais après cette démission, que restera-t-il des projets initiés ? Le nouveau patron d'Areva devra sans doute prolonger cette stratégie et concentrer ses efforts sur les investissements les plus rentables.

Au sein du syndicat CFDT, on craint néanmoins la mise en place d'une nouvelle politique d’austérité trop importante à l'avenir. « On a vu que le groupe avait cédé un certain nombre de ses filiales depuis quelques années. De notre avis, ce n’était pas toujours circonstancié », explique Jean-Pierre Bachman, délégué CFDT au sein d'Areva. « Nous souhaitons qu’il n’y ait plus de session, qu’on maintienne le périmètre et les activités du groupe », poursuit-il.

Jean-Pierre Bachman craint également qu’une nouvelle politique de rigueur touche de plein fouet les salariés du groupe. « Avec les résultats qui se sont dégradés (…), la qualité de vie des salariés du groupe, mais aussi les conditions de travail et les conditions pour réaliser la tâche de travail, pourraient être dégradées », indique-t-il.

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