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France

France: un déficit «largement en-dessous des 3%» en 2017

Le ministres français des Finances Michel Sapin a annoncé que le déficit 2015 serait à 4,1% du PIB, contre 4,3% prévus initialement.
Le ministres français des Finances Michel Sapin a annoncé que le déficit 2015 serait à 4,1% du PIB, contre 4,3% prévus initialement. REUTERS/John Schults
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En France, le ministre des Finances, Michel Sapin, confirme la promesse de François Hollande qu'il n'y aura aucune nouvelle hausse d'impôts dans les trois ans à venir. Quant au déficit public, le gouvernement se donne encore jusqu'en 2017 pour le ramener sous la barre des 3%.

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La France a, certes, failli à son engagement européen, mais elle promet de revenir dans les clous progressivement. Et ce en redoublant d'effort dès l'année prochaine. Ainsi, des économies supplémentaires de 3,6 milliards d'euros vont lui permettre d'atteindre un déficit public moindre que prévu.

« Voilà la réalité des 3,6 milliards [d’euros], a déclaré Michel Sapin, qui me permettent de vous annoncer officiellement que le gouvernement révise le déficit 2015 à 4,1% du PIB, contre 4,3% prévus initialement. Et cela sans toucher aux fondamentaux de la politique économique de la France. »

Cette révision aura, selon le gouvernement, un impact sur les deux ans à venir. La France vise 2017 pour être sous les 3 % de déficit promis à Bruxelles. Et selon le ministre, l’objectif sera  « largement » atteint.

Cette trajectoire budgétaire suffira-t-elle à convaincre la Commission européenne ? L'hypothèse de sanctions n'est toujours pas levée. Ce sont les réformes structurelles entreprises par la France qui pèseront dans la balance. L'exécutif européen s'est donné jusqu'à début mars pour rendre son avis.


 ■ Baisse des rentrées fiscales en 2014

Les rentrées fiscales pour l'année 2014 seront moins importantes que prévues. Et c'est du coté de l'impôt sur le revenu qu'il faut regarder, qui rapporterait 6 milliards d'euros de moins qu'attendus.

En 2014, les recettes fiscales devraient être inférieures de 11,5 milliards d'euros aux prévisions de la loi de finances. Sur ce montant, plus de la moitié, près de six milliards, concernent l'impôt sur le revenu. Soit un recul de 8 % par rapport à l'estimation de départ.

Le gouvernement n'a pas encore d'explications pour cette baisse des rentrées fiscales, mais avance quelques pistes : il y a d'abord le geste fiscal à destination des contribuables les plus modestes. Il y a, ensuite, une baisse des revenus des artisans.

Enfin ce trou s'explique, aussi, par la baisse des prélèvements sur les placements boursiers et l'épargne. Trop d'impôt tue l'impôt. La hausse des prélèvements a généré des stratégies d'évitement chez les contribuables. Bon nombre d'entre eux ont choisi de s'installer à l'étranger ou de délocaliser leurs activités dans des pays où la législation est plus favorable.

Et même si les rentrées fiscales sont moindres. Le ministre des finances Michel Sapin a confirmé, aujourd'hui, qu'il n'y aura pas de hausses d'impôts sur les trois prochaines années.

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