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France / Allemagne

Plan Juncker: Paris et Berlin ne donnent pas de promesses chiffrées

Les ministres français (g.) et allemande de l'Economie, Emmanuel Macron et Sigmar Gabriel.
Les ministres français (g.) et allemande de l'Economie, Emmanuel Macron et Sigmar Gabriel. REUTERS/Charles Platiau
Texte par : RFI Suivre
2 min

Le ministre des Finances et des Comptes publics Michel Sapin et celui de l’Economie Emmanuel Macron étaient à Berlin mardi pour rencontrer leurs homologues allemands. La deuxième visite du genre en moins de six semaines. La croissance économique en Europe est toujours au coeur des débats, et notamment le plan d'investissement mis en place par Jean-Claude Juncker, le nouveau patron de la Commission européenne. La France essaie toujours d'arracher à Berlin un soutien franc et massif à cette initiative. Avec un succès mitigé.

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Avec notre correspondante à Berlin, Pascal Thibaut

« Jawohl, bien sûr », sur le papier, Paris et Berlin veulent - main dans la main - soutenir l’investissement en Europe à commencer avec le plan présenté récemment par le président de la Commission, Jean-Claude Juncker.

Mais comme souvent le diable est dans les détails, Paris et Berlin n’ont pas fait de promesses chiffrées concernant un éventuel soutien financier de leur pays au plan Juncker. Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a même exclu, estimant que les 10 milliards d’euros supplémentaires d’investissement de l’Allemagne d’ici 2018 suffisent. Reste aussi à se mettre d’accord sur le sens à donner sur une relance de la croissance. Le ministre de l’Economie française Emmanuel Macron a insisté sur les apports à court terme :

« La politique d’investissement, c’est ce qui peut accompagner à court terme nos politiques de modernisation, parce qu’elle a un impact de court terme sur la demande et est positive, a-t-il estimé. Et parce qu’elle permet aussi de financer des projets qui sont utiles pour notre croissance à moyen et long terme. »

Son homologue, Sigmar Gabriel, a lui mis l’accent sur les réformes de structure et la compétitivité :

« Je crois que nous sommes d’accord pour dire que nous ne voulons pas d’un feu de paille pour relancer la conjoncture à court terme. Nous voulons des investissements qui renforcent notre compétitivité. »

Avant le sommet européen de la mi-décembre, la France et l’Allemagne veulent se mettre d’accord sur des projets communs importants : électro-mobilité, économie numérique ou transition énergétique pour soutenir le plan Juncker.

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