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Economie

Ecomouv’ licencie tous ses salariés après la suppression de l’écotaxe

La société Ecomouv' notamment chargée des portiques a présenté un projet de cessation de ses activités suite à l'annulation de l'écotaxe.
La société Ecomouv' notamment chargée des portiques a présenté un projet de cessation de ses activités suite à l'annulation de l'écotaxe. REUTERS/Stephane Mahe

Ecomouv’ met la clé sous la porte. La société chargée de collecter l’écotaxe, la taxe sur les poids lourds qui a été abandonnée en octobre annonce mardi 9 décembre un projet de cessation d’activité et la suppression de tous les emplois.

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Ecomouv’ avait signé en janvier 2011 un contrat avec l'Etat sous la présidence Sarkozy. L'entreprise avait la charge d’installer et d’entretenir environ 170 portiques et de nombreuses bornes sur les routes empruntées par les poids lourds de plus de trois tonnes et demie. Un moyen de contrôler les passages et de collecter l'écotaxe, censée financer les infrastructures de transports.

Pour cela, Ecomouv’ a embauché 210 personnes qui vont perdre leur emploi. « C’était une erreur d’abandonner l’écotaxe d’un point de vue écologique, d’un point de vue économique aussi. Et on le voit aujourd’hui malheureusement d’un point de vue social », regrette la députée PS, Aurélie Filippetti. La société est un consortium formé à 70 % de l’italien Autostrade, ce qui n'était pas du goût du gouvernement actuel.

Un milliard d’euros de pénalité

En enterrant l’écotaxe, Ségolène Royal a calmé la colère des professionnels de transports. Mais la ministre de l’Environnement a aussi rompu le contrat de l'Etat avec Ecomouv’, qui du coup se retrouve sans activité. « C’est dramatique. Il y a beaucoup d’hommes et de femmes auxquels on a demandé d’abandonner leur métier pour venir travailler à Metz pour gérer cette taxe capable d’apporter des ressources, rappelle l’UMP Dominique Bussereau. Et ces gens-là aujourd’hui sont au chômage. Donc ces licenciements c’est la goutte aujourd’hui qui fait déborder le vase de toutes les anomalies politiques, juridiques et économiques dans lesquelles s’est mis le gouvernement. »

La société pourrait toutefois demander un milliard d’euros de pénalités. Pas sûre toutefois qu’elle ait gain de cause puisque l’Etat compte contester devant la justice le contrat qui le lie à Ecomouv’ pour invalidité constitutionnelle.

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