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Grèce

Le FMI suspend son aide à la Grèce

Le directrice du FMI Christine Lagarde, ici le 10 avril 2014.
Le directrice du FMI Christine Lagarde, ici le 10 avril 2014. Reuters
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le versement de la prochaine tranche d'aide à la Grèce est suspendu en attendant la formation d'un nouveau gouvernement à Athènes. C'est ce qu'annonce le FMI après l'annonce de la tenue d'élections législatives anticipées dans le pays le 25 janvier.

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L'aide à la Grèce est suspendue jusqu'à la formation d'un nouveau gouvernement, a annoncé le FMI après l’annonce d’élections législatives anticipées. Quitte à ce que les discussions s'éternisent, autant attendre de les poursuivre avec un nouvel interlocuteur. C'est le sens de la décision du FMI. Car les négociations entre la Troïka, FMI, Banque centrale européenne et Union européenne, d'une part, et la Grèce, d'autre part, sur la sixième et dernière tranche du plan d'aide sont toujours en souffrance.

Les négociateurs ont même décidé de prolonger ce plan de deux mois, jusqu'à la fin février. D'ici là, la Grèce aura donc probablement un nouveau gouvernement, qui entrera donc directement dans le vif du sujet. Si les discussions sont suspendues, le versement de la dernière tranche, un peu plus de 7 milliards d'euros, l'est logiquement aussi.

Sous couvert de prudence et de respect du vote des Grecs, c'est donc aussi une forme de chantage qui est exercé par le FMI. Son porte-parole explique que la Grèce n'a pas besoin de financement immédiat. L'actuel gouvernement grec souhaite en effet une sortie rapide du plan d'aide internationale, s'élevant, avec cette dernière tranche, à 240 milliards d'euros de prêts en échange de fortes mesures d'austérité.


 ■ La crise politique inquiète les créanciers d'Athènes

« Avec la volonté du peuple, dans quelques jours, les plans d'austérité appartiendront au passé », clame Alexis Tsipras, le dirigeant de Syriza, la formation de gauche en tête des sondages. Pas si simple. La Grèce est maintenue à flot grâce à une prolongation de deux mois du plan d'aide de l'Union européenne et du FMI. Ce plan, qui a atteint 240 milliards d'euros depuis 2010, a été instauré en contrepartie de réformes qui ont eu un lourd coût social et porté le chômage à 25 % de la population. Syriza surfe sur la vague du refus des Grecs de plus d'austérité, mais ce parti entend aussi maintenir la Grèce dans la zone euro.

De leur côté, les créanciers, Allemagne en tête, s'arc-boutent sur leur opposition à un nouvel allégement de la dette grecque. Une dette qui atteint désormais 175 % du PIB. Or un tel endettement interdit à la Grèce tout espoir de redressement économique. S'ils veulent récupérer au moins une partie de leurs prêts, les créanciers doivent éviter que la Grèce ne sombre totalement, et pour cela, lui redonner de l'oxygène.

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