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Economie mondiale

Economie: les succès et les ratés de l'année

Bureau de change dans la capitale russe, Moscou en décembre 2014. La chute de la monnaie russe a entraîné une perte de salaire de l'ordre de 40% pour les salariés payés en roulbe depuis le début de l'année.
Bureau de change dans la capitale russe, Moscou en décembre 2014. La chute de la monnaie russe a entraîné une perte de salaire de l'ordre de 40% pour les salariés payés en roulbe depuis le début de l'année. REUTERS/Maxim Zmeyev
Texte par : Mounia Daoudi Suivre | Myriam Berber | Francine Quentin
5 min

A l'heure des bilans de l'année écoulée, quelques tendances de l'économie mondiale : les secteurs d'activité en pointe, ceux qui peuvent mieux faire et les échecs passés en revue.

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►Au chapitre des réussites...

  • Uber, le futur Google des transports

Créée en 2009, Uber est aujourd’hui plus qu’une simple société de VTC, ces véhicules de tourisme avec chauffeur. Comme Free l’a fait dans le secteur des Télécoms, la société américaine n’est pas à court d’idées pour révolutionner le secteur des transports. Du déménagement au réseau de taxis en passant par la livraison de documents au bureau, Uber est désormais incontournable. Valorisé théoriquement à 40 milliards de dollars, le leader mondial des VTC est présent dans 45 pays dans le monde et emploie près de 2.000 personnes.

Son nouveau défi : le marché européen, avec, à la clé, de plus en plus de services innovants à des prix hyperconcurrentiels. Bientôt Uber va proposer en Europe des services de taxis collectifs et des chauffeurs-nounous pour transporter les enfants à leur cours de piano ou de karaté. Mais qui dit nouveaux services dit aussi nouveaux procès en perspective. Uber affronte depuis plusieurs mois des procédures judiciaires en France, mais aussi en Belgique, en Angleterre, en Espagne et aux Pays-Bas. En cause : ses services de taxi mais également sa fameuse application UberPop qui propose à des particuliers de s’improviser chauffeurs avec leur voiture personnelle.

  • Etats-Unis, une croissance au plus haut

La première économie mondiale se remet de la crise financière de 2008 et la croissance est repartie de façon spectaculaire au 2ème et 3ème trimestre 2014 avec une hausse de près de 5% du produit intérieur brut. Un rebond quasiment dans tous les secteurs. Les entreprises ont continué à investir et les exportations ont progressé en moyenne de 9%.
Enfin dernier élément : le retour de la consommation. Les Américains ont acheté des voitures et de l’électronique. Cela faisait près de cinq ans que les ménages américains n’avaient pas autant investi dans les biens dits durables. Une bonne santé qui se ressent sur les marchés. Le Dow Jones a, pour la première fois de son histoire, dépassé les 18.000 points.

►et au chapitre des échecs

  • France/Russie : l’affaire des Mistral

Le gouvernement français a annoncé le 25 novembre qu’il reportait « jusqu'à nouvel ordre » la livraison à la Russie du premier des deux Mistral, navires de guerre qui peuvent transporter des troupes, des hélicoptères, des chars et mettre à l'eau des barges de débarquement. La France considère que l’attitude des Russes concernant l’Ukraine ne permet pas cette livraison. Le Vladivostok devait être remis à Moscou à la mi-novembre, dans le cadre d'un contrat de 1,2 milliard d'euros entre la Russie et le constructeur naval français DCNS, conclu en juin 2011. La Russie menace d’exiger le remboursement si la France ne prend pas rapidement une décision.

Le prix du baril de Brent est tombé à son plus bas niveau depuis mai 2009 à la mi-décembre à moins de 59 dollars. Le pétrole a perdu près de 50% de sa valeur depuis la mi-juin. Cette dégringolade s'est accentuée après la décision de l'Opep de ne pas réduire son plafond de production lors de la dernière réunion du cartel. Cette situation met en difficulté les pays producteurs de pétrole les plus fragiles comme le Vénézuela et la Russie. Même l’Arabie Saoudite prévoit un déficit budgétaire en 2015 si les prix restent aussi bas. En Europe, la baisse du prix des carburants alimente les risques de déflation.

  • Chômage en France : record battu

La France a battu un nouveau record du chômage fin novembre avec 3,488 millions de demandeurs d'emploi sans aucune activité. Un chiffre en augmentation de 27.400 (+0,8%) par rapport au mois précédent. Sur un an, la hausse atteint 5,8%. La faiblesse de la croissance économique en France explique cette tendance. Le gouvernement compte sur une reprise de l’activité et sur les mesures qui doivent être mises en oeuvre début 2015 comme les contrats aidés ou le pacte de responsabilité pour enrayer la tendance.

  • Russie : récession en vue

La devise russe est tombée en décembre à ses plus bas niveaux face au dollar et à l'euro, en raison de la chute des cours du pétrole et des sanctions occidentales imposées à Moscou pour son rôle dans la crise ukrainienne. Le rouble a ainsi perdu 40% en 2014. Et 2015 promet des moments difficiles à l'économie russe qui devrait se contracter de 0,8% l’an prochain, ce qui serait la première récession de la Russie depuis 2009. L'inflation devrait atteindre 11% sur un an pour la première fois depuis la crise financière de 2007-2009 car la Russie importe beaucoup des produits alimentaires qu’elle consomme, des équipements de haute technologie et des voitures.

  • Japon : les Abenomics déçoivent

L'inflation a ralenti en novembre au Japon pour le quatrième mois d'affilée. Production industrielle et consommation ont également chuté, accentuant le risque d'une récession prolongée sur l'archipel. Les Abenomics, un cocktail de mesures budgétaires, d'assouplissement monétaire et de promesses de réformes lancés par le Premier ministre Shinzo Abe, tardent à produire leurs effets. Un nouveau plan de relance de 24 milliards d’euros doit bientôt annoncé.

  • Zone euro : la déflation menace

Avec une inflation à 0,3% en novembre, la déflation dans la zone euro devient une menace de plus en plus réelle. L’un des vice-présidents de la Banque centrale européenne a même reconnu fin décembre que le taux d’inflation devrait devenir négatif au cours des prochains mois. On est loin de l’objectif de 2% fixé par l’institution de Frankfort. Avec une croissance faible, un risque de stagnation persistante de l’économie pèse sur la zone euro. Piège dans lequel était tombé le Japon pendant près d’une décennie.

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