France

Nicolas Sarkozy lance une offensive sur le terrain économique

Dans un long entretien au quotidien français «Le Figaro», l'ancien président  Nicolas Sarkozy évoque notamment ses projets économiques pour la France.
Dans un long entretien au quotidien français «Le Figaro», l'ancien président Nicolas Sarkozy évoque notamment ses projets économiques pour la France. Capture d'écran Lefigaro.fr

En retrait et moins audible qu'auparavant depuis son retour, l'ancien président français Nicolas Sarkozy a accordé un long entretien au quotidien français Le Figaro. Le président de l'UMP y évoque notamment ses projets économiques pour la France. Et cela commence par une attaque en règle du bilan de François Hollande.

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C'est un réquisitoire qui se veut implacable. L'ancien président pointe une croissance française plus que molle depuis 2012, un niveau de dépenses publiques record, à 57% du PIB (7 points au-dessus de la moyenne européenne) et un chômage en augmentation constante sur la même période, avec 590 000 inscrits à Pôle emploi en plus, depuis l'élection de François Hollande. Nicolas Sarkozy pointe aussi un niveau d'imposition et de taxation en forte hausse et fustige le gouvernement de ne pas proposer de baisse d'impôts tandis que la compétitivité des entreprises ne s'améliore pas.

La loi Macron, d'inspiration assez libérale, ne trouve pas grâce à ses yeux car elle ne s'attaque aux problèmes que de manière périphérique, selon lui. Seules bonnes nouvelles pour l'ancien président, mais qui s'empresse de souligner qu'elles ne doivent rien à son successeur : la baisse des prix du pétrole et celle de l'euro, qui sont de nature à améliorer la balance commerciale du pays.

Des solutions éprouvées

Avant de développer ses solutions, il commence par récapituler ce qui a été fait durant son propre quinquennat et défend son bilan. Il propose de rétablir ce qui a été défait par l'équipe suivante, notamment la défiscalisation des heures supplémentaires. Il se pose en défenseur des créateurs d'emplois que sont les chefs d'entreprises, les artisans-commerçants, les travailleurs indépendants et les professions libérales.

Au programme : baisses d'impôts, baisse de la dépense publique en réduisant le nombre de fonctionnaires et en augmentant leur temps de travail. Il propose aussi de laisser la possibilité aux entreprises de sortir des 35 heures par la négociation. Enfin, en matière de comptes sociaux, il propose de fixer l'âge légal de départ à la retraite à 63 ans pour faire davantage d'économies.

Des idées différentes au sein de l’UMP

Alain Juppé et François Fillon, notamment, sont quant à eux favorables à un âge légal de départ à la retraite fixé à 65 ans. Rappelons qu'actuellement, c'est 62 ans et que l'an dernier, l'UMP proposait également un passage à 65 ans. Autre différence, François Fillon propose, lui, d'abroger purement et simplement les 35 heures. Si les propositions de Nicolas Sarkozy sont, elles, encore très générales, celles de son ancien Premier ministre sont elles un peu plus précises et détaillées. Il vient par exemple de diffuser des propositions pour réformer la politique du logement dans un fascicule de 12 pages et se félicite d'avoir récemment été désigné dans la presse comme le « candidat des idées ».

Enfin, en visite la semaine dernière au Salon de l'agriculture, interrogé sur son projet pour les agriculteurs, il avait parlé, paraphrasant Georges Pomdidou, de « moins les emmerder » avec des règles compliquées. Un projet qu'il n'a pas encore étendu à l'ensemble de l'économie. François Fillon va ainsi faire des propositions secteur par secteur avant d'aboutir à un projet global pour la France.

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