Grèce/Economie

Dette grecque: Bruxelles étudie les réformes proposées par Tsipras

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras, le 20 mars à Bruxelles.
Le Premier ministre grec Alexis Tsipras, le 20 mars à Bruxelles. REUTERS/Francois Lenoir

Après deux mois de crise, la Grèce espère éviter une sortie de la zone euro. Athènes a présenté vendredi 27 mars à Bruxelles une liste de réformes pour convaincre les Européens de débloquer la dernière tranche d'aide du plan européen, soit 7 milliards d'euros.

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« Je suis optimiste, je crois en une fin heureuse », confiait ce dimanche, Alexis Tsipras, le Premier ministre grec à la presse. Loin d'Athènes, à Bruxelles, des experts de l'Union européenne, du Fonds monétaire international, du mécanisme européen de stabilité et de la Banque centrale européenne ont planché tout le week-end sur la liste des réformes avancées par la Grèce pour rester sous perfusion financière et obtenir les sept milliards d'euros d'aide dont elle a tant besoin.

En haut de la liste des réformes proposées : la lutte contre la fraude fiscale avec la mise en place par exemple de connexions directes entre les entreprises et les services fiscaux. Mais aussi la lutte contre le travail clandestin, les trafics en tous genres, une hausse de l'impôt pour les plus riches et enfin, l'instauration d'une redevance audiovisuelle pour les chaines de télévision. Le gouvernement s'engagerait aussi à ne pas s'opposer aux privatisations si elle conserve un droit de regard. Le chinois COSCO est l'un des candidats au rachat des parts de l'Etat grec dans la société du port du Pirée.

Les tractations seront intenses cette semaine, Athènes doit absolument conclure un accord avec ses créanciers, au risque, le cas échéant, de se retrouver en défaut de paiement.

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