Economie

Achat de Bouygues par SFR-Numéricable: les inquiétudes de l'Etat

Manuel Valls, le Premier ministre français, en discussion avec son ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, le 8 avril 2015.
Manuel Valls, le Premier ministre français, en discussion avec son ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, le 8 avril 2015. REUTERS/Philippe Wojazer
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En France, le ministre de l'Economie Emmanuel Macron reçoit ce mardi Patrick Drahi, le patron de SFR-Numéricable, pour discuter de son offre de rachat de Bouygues Télécom. L'offre de 10 milliards d'euros est étudiée ce 23 juin en conseil d'administration chez Bouygues Telecom. Mais pour le gouvernement, le temps n’est pas à des rapprochements opportunistes.

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La rencontre entre Emmanuel Macron et Patrick Drahi s’annonce tendue. Le gouvernement n’est pas favorable à un rapprochement entre les deux opérateurs qui pourrait nuire à l’interêt général. Le Premier ministre Manuel Valls a fixé cinq conditions au rachat de Bouygues par Numéricable, dont notamment l'emploi et l'investissement.

L’emploi est la première source d’inquiétude du gouvernement qui redoute de la casse sociale. La CFDT évoque déjà le chiffre de 3 000 suppressions d'emploi en cas de fusion. Les consommateurs peuvent également être inquiets. L'arrivée de Free sur le marché du mobile, il y a trois ans, a permis une baisse des prix de près de 40 %. Le mariage entre Bouygues Telecom et SFR ferait passer le marché de quatre à trois opérateurs. Ce qui signifie moins de concurrence, et donc à terme une hausse des prix.

Enfin, l’annonce du rachat de Bouygues Telecom tombe juste après l’appel d’offre du gouvernement pour les fréquences 4G. Or, si les opérateurs ne sont plus que trois, ces enchères seront moins disputées. L’Etat pourrait donc récupérer moins d’argent que prévu. A savoir deux milliards et demi d'euros.

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