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Automobiles / Transport

Scandale Volkswagen: une chance pour les voitures électriques?

Actuellement, une voiture neuve seulement sur 100 est électrique.
Actuellement, une voiture neuve seulement sur 100 est électrique. Getty Images / Gregor Schuster
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Le nouveau patron du groupe automobile allemand Volkswagen va devoir très rapidement colmater les brèches ouvertes par le scandale des tests antipollution truqués. Le scandale de Volkswagen et la désaffection pour le diesel pourraient représenter une opportunité pour les voitures électriques. Certains constructeurs le pensent, mais probablement pas à court terme.

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Le seul moyen de réduire les émissions, c'est de changer de technologie, affirme Elon Musk, le patron deTesla.La société californienne de voitures électriques de luxe ouvre sa première usine européenne d'assemblage aux Pays-Bas. Sur ce créneau, Volkswagen a commencé à se positionner avec Audi, qui prévoit un 4X4 urbain électrique pour 2018, et Porsche, qui travaille sur un concept-car électrique.

On prête à Apple le projet de lancer une voiture électrique en 2019, seul ou avec un constructeur automobile. Mais pour l'instant, une voiture neuve seulement sur 100 est électrique. En France, la part de marché est de 0,6 %, dont la moitié pour la petite Zoé de Renault. Tesla, qui a lancé sa berline modèle S en 2012 et affiche une autonomie de 400 km, a vendu en trois ans 80 000 modèles. Mais à plus de 70 000 euros, ce n'est pas la voiture de tout le monde. A partir de 2015, un modèle plus accessible, autour de 30 000 euros, sera lancé sur le marché.

Volkswagen : un avenir assombri

Si le scandale Volkswagen pourrait ainsi profiter aux voitures électriques, l'avenir est nettement plus sombre du côté de Wolfsburg, siège du groupe automobile. Mathias Müller a promis de faire toute la lumière sur le scandale. En attendant, aux Etats-Unis, le gouvernement interdit la commercialisation des modèles diesel 2016 ; la Suisse suspend la vente des modèles litigieux ; la France, entre autres pays européens, mais aussi l'Inde et le Mexique vont enquêter et procéder à des contrôles.

L'inconnue demeure encore la dégradation de l'image de sérieux du groupe et son impact sur les ventes, diesel ou non. Les résultats financiers du groupe risquant fort de s'en trouver écornés. Les 10 milliards d'euros de bénéfices attendus cette année ne seront certainement pas au rendez-vous. Déjà 6,5 milliards d'euros ont été provisionnés pour faire face au coût du rappel des véhicules et aux pénalités éventuelles. Mais la facture devrait s'avérer beaucoup plus lourde.

Quant aux actionnaires, ils ont perdu un tiers de leur investissement en une semaine et leur assemblée générale extraordinaire du 9 novembre, à Berlin, s'annonce houleuse. Pendant ce temps les concurrents allemands de Volkswagen, BMW et Daimler, voient leurs actions progresser. 

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