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France / Economie

Crise Air France: menace de licenciements secs et de limitation de l'activité

La direction d'Air France a présenté en conseil d'administration un scénario prévoyant le retrait de 14 avions d'ici fin 2017 et la fermeture de cinq lignes sur le réseau long-courrier, le 2 octobre 2015.
La direction d'Air France a présenté en conseil d'administration un scénario prévoyant le retrait de 14 avions d'ici fin 2017 et la fermeture de cinq lignes sur le réseau long-courrier, le 2 octobre 2015. REUTERS/Gonzalo Fuentes
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Les négociations sur le plan « Perform 2020 » entre direction et syndicat de pilotes ayant échoué, la menace de licenciement sec à Air France pourrait se concrétiser rapidement. Les pilotes ont refusé la proposition de la direction qui leur demandait de travailler une centaine d'heures de plus par an sans contrepartie financière. Un effort pour permettre à la principale compagnie aérienne française des gains de productivité. De par leur refus, les pilotes ont mis un terme à la négociation. Réunie en conseil d'administration, la direction d'Air France-KLM a décidé de lancer le plan B qui prévoit un vaste plan de licenciements, et dont on commence à connaître les premiers éléments. 

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Pour la première fois, un large plan de licenciements secs se précise pour Air France. Ce serait la première fois. Le conseil d'administration de la compagnie aérienne française a validé cette option, faute d'un accord avec les syndicats de pilotes sur des gains de productivité. Ce plan doit être présenté lundi aux représentants des salariés lors d'un comité central d'entreprise.

2 900 postes devraient être supprimés, et parmi eux plusieurs milliers de licenciements. Les hôtesses, les stewards et les personnels au sol vont payer le plus lourd tribut de l’échec de ces négociations. « Le nombre de postes supprimés sera de 300 pilotes, 700 PNC (les hôtesses et stewards) et 1 900 au sol», a détaillé un représentant syndical. Des départs contraints sont envisagés pour la première fois dans l'histoire de l'ex-compagnie nationale, dont l'État détient toujours 17,6%.

Par ailleurs, la compagnie retirerait cinq avions à l'été 2016, puis neuf autres en 2017. De plus, cinq lignes long-courriers parmi les plus déficitaires vont être arrêtées. La moitié des lignes est actuellement déficitaire.

Une information en forme d'avertissement, car si pour le moment aucune décision définitive n'a été arrêtée, il pourrait en être autrement lundi, jour du comité central d'entreprise. La colère monte chez les salariés du groupe qui imputent l'échec des négociations aux pilotes, qui ne représentent que 8% de la masse salariale.

Pour le moment, Alexandre de Juniac, PDG du groupe, se montre ferme. Même s'il a déclaré que les négociations sont terminées, il semblerait qu'en coulisse sa porte ne soit pas complètement fermée. Il a reçu ce vendredi le soutien du ministre de l'Economie Emmanuel Macron pour mener à bien les réformes.

Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a appelé les syndicats, notamment de pilotes, à « prendre leurs responsabilités ». « Je regrette pour ma part que la concertation n'ait pas conduit à des résultats puisque les décisions du conseil d'administration d'AF-KLM conduisent à aller vers un plan B (...) qui est moins bon que ce qui avait été initialement proposé, c'est-à-dire plus dur », a-t-il précisé.

Des deux côtés, on se dit prêt à reprendre les négociations. Les pilotes seraient prêts à faire « de nouvelles propositions». 

Nous allons essayer de privilégier les départs volontaires...Mais quand il le faudra, nous recourrons aux départs non volontaires...Mais si dans les semaines à venir, les organisations syndicales arrivent avec un vrai projet, une vraie volonté de discuter, la porte n'est pas fermée.

Alexandre de Juniac, PDG d'Air France-KLM

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