Afrique du Sud

Austérité budgétaire en perspective en Afrique du Sud

«Nous devons être durs avec nous-mêmes» a lancé le ministre des Finances sud-africain aux parlementaires, en présentant le budget 2016.
«Nous devons être durs avec nous-mêmes» a lancé le ministre des Finances sud-africain aux parlementaires, en présentant le budget 2016. REUTERS/Mike Hutchings

Le ministre des Finances a présenté un budget de crise hier, mercredi 24 février, en Afrique du Sud. Un budget très attendu alors que le pays est au bord de la récession. La croissance économique ne devrait pas dépasser 0,9% cette année et le chômage est à plus de 25% de la population active. Le pays risque de voir sa note souveraine dégradée par les agences de notation. Pravin Gordhan a été clair, il faut se serrer la ceinture.

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Il s’agit d’un vrai exercice d’équilibriste. Le ministre des Finances veut réduire les dépenses publiques, tout en relançant la croissance et éviter d’être rétrogradé par les agences de notation. Les Sud-Africains craignaient d’importantes augmentations des impôts mais le ministre a simplement annoncé une hausse des taxes sur certains
produits comme l'essence, les boissons sucrées, l'alcool ou le tabac.

Mais pour Pravin Gordhan, nommé ministre des Finances en décembre dernier, le gouvernement doit également réduire ses dépenses. « En termes simples, nous ne pouvons pas dépenser l'argent que nous n'avons pas. Nous ne pouvons emprunter au-delà de notre capacité de remboursement. Si vous avez les moyens d’emprunter 1000 rands, empruntez 1000 rands et non pas 2000 rands. Jusqu'à ce qu'on puisse raviver la croissance et générer plus de recettes nous devons être durs avec nous-mêmes. »

Les ministres vont devoir modérer leur dépenses, le gouvernement geler les embauche et réduire le nombre d’entreprises publiques non solvables. Une série de mesure pour rassurer les investisseurs et regagner la confiance des agences de notations. Pas assez ambitieux selon certains économistes. Trop tard et trop peu selon d’autres. En fin de journée mercredi, le rand, la devise nationale réagissait mal et continuait de perdre du terrain face au dollar et à l’euro.

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