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Brésil / Economie

Brésil: Dilma Rousseff se rend à New York en plein «impeachment»

Dilma Rousseff, le 22 mars 2016 à Brasilia.
Dilma Rousseff, le 22 mars 2016 à Brasilia. REUTERS/Adriano Machado
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En pleine procédure de destitution, la présidente brésilienne Dilma Rousseff part à New York. Offciellement c'est pour signer aux Nations unies le traité sur le changement climatique, négocié à Paris en décembre 2015. Mais les médias brésiliens spéculent sur la possibilité qu'elle profite de cette tribune pour dénoncer ce qu'elle qualifie de « coup d'Etat politique ».

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Le déplacement de la présidente brésilienne à New York suscite de fortes critiques de l’opposition qui crie déjà à la « manœuvre politique ». La presse conservatrice s'offusque également et accuse Dilma Rousseff d'outrepasser ses compétences en utilisant l’ONU pour défendre sa propre cause. Mais ce geste paraît plutôt symbolique et ne devrait pas avoir le moindre impact sur la suite de la procédure de destitution.

C'est en fait une Dilma Rousseff fragilisée qui se rend à New York. Une présidente qui a perdu ces derniers jours 9 des 32 ministres que compte son gouvernement. Et le poste de son chef de cabinet reste toujours vacant, car la justice doit encore valider la nomination de l'ancien président Lula.

Comble de l'ironie: pendant son absence, Dilma Rousseff doit laisser les clés de la présidence à celui qui fait tout pour la pousser dehors : Michel Temer, le vice-président, qui se prépare déjà à prendre les rênes du pays si la présidente est définitivement écartée du pouvoir.

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