Portugal

Dérapages budgétaires: Lisbonne craint le couperet bruxellois

Le Premier ministre Antonio Costa assure que les objectifs du Portugal seront tenus.
Le Premier ministre Antonio Costa assure que les objectifs du Portugal seront tenus. AFP PHOTO / THIERRY CHARLIER

Les yeux du pouvoir portugais sont tournés vers la Commission européenne en ce début de semaine. Mercredi, Bruxelles doit décider si oui ou non elle va sanctionner le Portugal pour ses dérapages budgétaires. En attendant, Lisbonne, qui a desserré l'étau de l'austérité depuis l'arrivée au pouvoir de la gauche, plaide sa cause.

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Antonio Costa le promet : le gouvernement va tenir ses objectifs. Et pour s'éviter les foudres de Bruxelles, le Premier ministre socialiste met en avant les efforts du pays pour redresser la barre et pour lui, après tout ce que ses compatriotes ont enduré ces quatre dernières années, il ne serait pas juste de sanctionner le Portugal.

Pedro Passos Coelho, son prédécesseur de centre droit, est sur la même longueur d'onde. C'est inhabituel mais c'est un peu son bilan qu'il défend. Il était à la tête du gouvernement jusqu'à la fin de l'année 2015 qui s'est soldée par un déficit public de 4,4% du PIB. Au-delà donc de la limite des 3% autorisée par Bruxelles. Mais pour Pedro Passos Coelho, le dérapage est dû à un imprévu : le coût du sauvetage en décembre de la Banque Banif, et Bruxelles n'a donc aucune raison de sévir.

Lourdes amendes

Si Lisbonne ne parvient pas à attendrir la Commission européenne, si Bruxelles juge insuffisants les efforts d'assainissement budgétaire, des amendes allant jusqu'à 0,2% du PIB pourraient être envisagées. Mais les analystes portugais ont dû mal à croire à de telles sanctions et ce, même s'ils jugent peu crédibles les objectifs du gouvernement.

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