Corée du Sud

Nissan dans le collimateur des autorités sud-coréennes

Sur une chaîne de montage de voitures à l'usine Nissan de Sunderland dans le nord-est de l'Angleterre, le 22 janvier 2014.
Sur une chaîne de montage de voitures à l'usine Nissan de Sunderland dans le nord-est de l'Angleterre, le 22 janvier 2014. AFP/LEON NEAL

Le gouvernement sud-coréen veut sanctionner Nissan. Séoul accuse le constructeur automobile japonais d'avoir triché sur le niveau de pollution de certains moteurs diesel.

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Ce sont des tests menés après le scandale Wolkswagen qui ont mis Séoul sur la piste. Le ministère de l'Environnement sud-coréen a découvert que l'un des modèles phares de Nissan, le Quashqaï, désactive automatiquement son système antipollution à partir d'une certaine température.

Le moteur diesel du véhicule émet donc plus de fumées polluantes que ce qui est indiqué par le constructeur. Moteur d'ailleurs fourni par le partenaire en affaires de Nissan, le groupe français Renault.

Le gouvernement sud-coréen conclut à une triche délibérée, et il menace Nissan d'une amende de 250 000 euros.

Démenti du constructeur

Le constructeur japonais, lui, dément aujourd'hui ces accusations. Il n'y a pas de manipulation, assure-t-il, d'ailleurs les autorités sud-coréennes ont homologué les modèles Quashqaï vendus sur son territoire.

Séoul a donné dix jours à Nissan pour prouver sa bonne foi avant de déclencher les sanctions.

Le mois dernier, un autre constructeur japonais, Mitsubishi Motors, avait déjà reconnu avoir manipulé certains de ses moteurs pour les faire apparaître moins polluants.

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