Accéder au contenu principal
Economie / Agriculture

Le groupe allemand Bayer veut racheter Monsanto pour 62 milliards de dollars

Monsanto, le numéro un mondial des semences, est convoité.
Monsanto, le numéro un mondial des semences, est convoité. REUTERS/Brendan McDermid/File Photo
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le groupe chimique et pharmaceutique allemand Bayer a fait ce lundi 23 mai une offre de 62 milliards de dollars à l'américain Monsanto, fabricant et numéro un mondial de semences OGM. Cette union pourrait donner naissance à un géant des pesticides et des engrais.

Publicité

La rumeur se concrétise.Le groupe chimique et pharmaceutique allemand Bayer ne cache plus son appétit et met tout en œuvre pour parvenir à créer un leader mondial de l'agrochimie. Il met donc sur la table 62 milliards d'euros – soit pratiquement le PIB de la Libye – pour racheter le leader mondial des semences OGM (organismes génétiquement modifiés), en proposant de racheter l'action à 122 dollars.

→ A (RE)LIRE : Le semencier américain Monsanto convoité par le chimiste allemand Bayer

Selon Bayer, l'offre est avantageuse car elle représente une prime de 37% par rapport au cours de clôture de Monsanto le 9 mai dernier. Le groupe allemand pointe par ailleurs que son offre valorise Monsanto à hauteur de près de 16 fois son excédent brut d'exploitation.

Opportunité des deux côtés

Bayer est donc prêt à sortir beaucoup d'argent pour racheter Monsanto, il financera l'opération par de la dette et des actions et une augmentation de capital. Le groupe allemand a déjà fait ses comptes : il évalue les synergies aux alentours d’un milliard et demi de dollars dès la troisième année.

→ LIRE AUSSI : France: une marche citoyenne contre le géant américain Monsanto

Une opportunité que le géant américain pourrait saisir, d'autant que les actionnaires de Monsanto sortiraient gagnants de l'opération. Pas sûr en revanche que ce rachat soit de bon augure pour la pénétration des OGM en Europe. Tant que Monsanto était américain, il restait des barrières. S'il devenait européen, les choses pourraient changer.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.