Nucléaire

Hinkley Point: le partenaire chinois au projet poserait problème à Theresa May

La centrale nucléaire de Hinkley Point C, dans le sud-ouest de l'Angleterre, en 2013.
La centrale nucléaire de Hinkley Point C, dans le sud-ouest de l'Angleterre, en 2013. REUTERS/Suzanne Plunkett

Le nouveau gouvernement britannique de Theresa May a créé la surprise en repoussant à l'automne sa décision de construire deux réacteurs nucléaires EPR à Hinkley Point. C'est semble-t-il la présence du partenaire chinois au projet, au côté du français EDF, qui pose problème à la Première ministre.

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La participation du groupe nucléaire chinois CGN au projet Hinkley Point, à hauteur d'un tiers, pour deux tiers à EDF, est l'élément qui aurait conduit le gouvernement britannique à tergiverser.

Selon l'ex-ministre des Entreprises qui a côtoyé Theresa May au gouvernement précédent de David Cameron, la nouvelle locataire du 10 Downing Street n'a pas le même enthousiasme que son prédécesseur pour le projet et avait, à l'époque, élevé des objections.

Theresa May a confirmé récemment que son pays restait ouvert aux investisseurs, en dépit de la décision de sortir de l'Union européenne, mais qu'elle se réservait le droit d'intervenir dans des secteurs jugés stratégiques contre les capitaux étrangers. Un de ses proches collaborateurs s'était déjà inquiété de ce que le groupe nucléaire public chinois aurait ainsi la possibilité de bloquer la production énergétique britannique.

L'ex-ministre affirme également que Theresa May aurait averti François Hollande il y a plus d'une semaine qu'elle souhaitait plus de temps pour étudier le dossier et que tous deux se seraient mis d'accord sur un calendrier.

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