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Economie / UE

Traité de libre-échange transatlantique: la France dit «stop» à son tour

REUTERS/Ralph Orlowski
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Après le ministre allemand de l'Economie Sigmar Gabriel, c'était au tour, mardi 30 août, du secrétaire d'Etat français au Commerce extérieur Matthias Fekl, puis du président François Hollande en personne, de remettre sérieusement en doute la conclusion des négociations sur le Traité de libre-échange transatlantique d'ici la fin de l'année. La France assure qu'elle va demander à Bruxelles de mettre un terme aux pourparlers engagés avec les Etats-Unis.

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« La France préfère regarder les choses en face et ne pas cultiver l'illusion qui serait celle de conclure un accord avant la fin du mandat du président des États-Unis », a déclaré François Hollande mardi. Pour le secrétaire d'Etat français au Commerce extérieur, Matthias Fekl, « il faut un coup d'arrêt clair et définitif à ces négociations pour repartir sur de bonnes bases ».

Si la France semble avoir mis une croix sur un accord de libre-échange entre l'Union européenne et les Etats-Unis pour cette année, l'administration Obama n'est pas prête à prononcer l'éloge funèbre du projet : « Nous continuons à travailler avec l'objectif d'achever ces négociations avant la fin de l'année », a déclaré Josh Earnest, le porte-parole de la Maison Blanche, qui a rappelé que le représentant spécial américain au Commerce extérieur, Michael Froman, allait se rendre en Europe à la mi-septembre.

Le porte-parole de ce dernier, Matt McAlvanah, a pour sa part assuré que la Commission européenne et les dirigeants des Etats membres de l'Union ont clairement réaffirmé leur engagement à poursuivre les négociations. Le projet est cher à Barack Obama, qui aimerait bien quitter la présidence le 20 janvier prochain en léguant à son successeur deux accords de libre-échange, l'un avec l'Asie, l'autre avec l'Europe.

Malheureusement, des obstacles se dressent dans les deux cas. Et les deux candidats à la Maison Blanche y sont opposés. Donald Trump refuse des accords qui selon lui nuiraient aux travailleurs américains. Quant à Hillary Clinton, qui était très favorable au projet transpacifique (TTP) lorsqu'elle était secrétaire d'Etat, elle a « tourné casaque » quand Bernie Sanders, alors son rival dans les primaires, a fait de son opposition au traité l'un de ses chevaux de bataille.

Négocié dans le plus grand secret depuis mi-2013 par le gouvernement américain et la Commission européenne, l'accord TTIP (également connu sous un autre acronyme anglais, Tafta) vise à supprimer les barrières commerciales et réglementaires de part et d'autre de l'Atlantique pour créer la plus vaste zone de libre-échange au monde. Il est très critiqué par des ONG altermondialistes ou environnementales, qui craignent à terme une déréglementation généralisée au profit des grandes entreprises.

Je pense que la Commission européenne a fait beaucoup d’efforts et que la partie américaine doit aussi en faire. Nous en sommes là »

Bernard Spitz président du pôle international et Europe du Medef

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