Accéder au contenu principal
Finance verte

Ecologie et économie: la France s'engage dans la «finance verte»

La ministre de l'Environnement Ségolène Royal et le ministre de l'Economie Michel Sapin ont fait le point sur la mise en place d'obligations vertes en France, le 3 janvier lors d'une conférence de presse.
La ministre de l'Environnement Ségolène Royal et le ministre de l'Economie Michel Sapin ont fait le point sur la mise en place d'obligations vertes en France, le 3 janvier lors d'une conférence de presse. REUTERS/Christian Hartmann
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En France, le chantier des obligations vertes progresse. Il s'agit de titres de dette émis par une entreprise ou une entité publique pour financer des projets respectueux de l'environnement. Les ministres de l'Environnement et des Finances, Ségolène Royal et Michel Sapin, ont convié les journalistes à un rapport d'étape sur le sujet.

Publicité

Ségolène Royal et Michel Sapin veulent aussi séduire les investisseurs internationaux afin de lancer la première obligation verte d'ici la fin du mois de janvier. La France, insiste Bercy, serait le deuxième pays au monde, après la Pologne, à émettre ce type de produits financiers.

Les projets verts ne manquent pas dans le pays, selon Ségolène Royal, la ministre de l'Environnement. « Il y a par exemple les projets sur les satellites d’observation de la terre sur le réchauffement climatique, tous les projets liés au report du transport à partir des énergies fossiles vers le transport propre, tous les projets relatifs à l’efficacité énergétique des bâtiments et tous les projets liés à ce qu’on appelle "la croissance bleue", c’est-à-dire la valorisation des aires marines protégées ».

« Montrer l'exemple »

Ces projets, le gouvernement les a recensés et évalués d'un point de vue financier. Pour Michel Sapin, ministre de l'Economie et des Finances, il s’agit de « montrer l’exemple ». « Nous avons identifié annuellement dix milliards potentiellement de dépenses qui sont liées directement à la lutte contre le réchauffement climatique, ce qui ne veut pas dire que nous allons financer la totalité de ces dix milliards par le biais de ce premier lancement d’une obligation verte, mais nous allons déjà en financer une bonne partie dès le début de cette année. Nous voulons montrer l’exemple ».

Et le président élu américain présenté comme un climato-sceptique suivra-t-il cet exemple ? « C’est un sujet sur lequel Trump devra apporter des éclaircissements, estime Michel Sapin. Pour dire les choses, ça me paraît difficile pour un grand pays comme les Etats-Unis de remettre en cause un mouvement comme celui-ci qui n’est pas le mouvement d’un pays, mais qui est le mouvement du monde entier ».

Les accords de Paris, ratifiés par 120 nations, prévoient que les pays s'engagent dans la « finance verte ».

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.