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France / Etats-Unis

Mur de Trump: Paris demande au cimentier LafargeHolcim de «bien réfléchir»

Vue d'une partie du mur séparant le Mexique et les Etats-Unis, à Tijuana au Mexique. Sur la plus grande partie de la frontière se dresse une grande muraille en métal rouge oxydé.
Vue d'une partie du mur séparant le Mexique et les Etats-Unis, à Tijuana au Mexique. Sur la plus grande partie de la frontière se dresse une grande muraille en métal rouge oxydé. REUTERS/Edgard Garrido
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les affaires sont les affaires pour le cimentier Lafarge. Le géant franco-suisse lorgne sur l'énorme programme de travaux publics en préparation aux Etats-Unis et donc sur le mur souhaité par Donald Trump le long de la frontière. Le chef de la diplomatie française invite le groupe à « bien réfléchir » et rappelle l'entreprise « à ses responsabilités sociale et environnementale ». « Nous ne faisons pas de politique », répond le dirigeant du groupe.

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« Une énorme opportunité », ce sont les termes employés par Eric Olsen, le PDG de LafargeHolcim, pour parler des 1 000 milliards de dollars annoncés par l'administration Trump pour les travaux d'infrastructures.

Numéro un du ciment aux Etats-Unis, LafargeHolcim entend préserver sa position. Dès le mois dernier, il s'est annoncé sur le portail des investissements publics du gouvernement comme l'ont fait nombre de ses concurrents, dont le cimentier mexicain Cemex.

Les associations de défense des droits de l'homme et de la société civile ont dénoncé le mur séparant les Etats-Unis et le Mexique : une entreprise qui d'après eux, forcera les personnes traversant illégalement à prendre davantage de risques.

La société LafargeHolcim précise que si elle était retenue pour le marché, elle ne participerait pas à la construction du mur; mais qu'elle fournirait simplement le ciment.

Un argument qui ne va pas contribuer à améliorer l'image du cimentier. Ce jeudi, le ministre des Affaires étrangères français Jean-Marc Ayrault a rappelé la société « à ses responsabilités sociale et environnementale ».

Le ministre a rappelé aussi qu'au plus fort du conflit en Syrie, LafargeHolcim n'avait pas hésité à financer des groupes jihadistes pour maintenir son activité dans le pays. Des « mesures inacceptables », a fini par admettre le groupe le 2 mars dernier.

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