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Malte

Malte: enquête de 13 médias européens sur «les coulisses d'un paradis fiscal»

Le Premier ministre maltais Joseph Muscat devant le Parlement européen, le 18 janvier 2017.
Le Premier ministre maltais Joseph Muscat devant le Parlement européen, le 18 janvier 2017. REUTERS/Christian Hartmann
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Treize médias européens commencent à publier une enquête sur les activités de paradis fiscal de Malte, qui préside actuellement l'Union européenne. En France, en Allemagne ou en Italie, ces médias pointent du doigt des politiques, des financiers, des représentants du milieu du spectacle et des entreprises prestigieuses.

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Une cinquantaine de journalistes de 16 pays ont enquêté pendant quatre mois et le résultat de leurs investigations vont paraitre dans les 15 jours à venir. Plus de 50 000 sociétés sont immatriculés à Malte, une île de 430 000 habitants, et cela leur permettrait de soustraire 2 milliards d'euros d'impôts par an aux pays d'origine.

En France c'est Mediapart qui évoque l'évasion fiscale de chefs d'entreprises et de groupes importants comme Bouygues, Total, ou Ikea. Selon Mediapart, l'enquête, dont la publication s'étalera sur deux semaines, porte sur de « l'optimisation et de l'évasion fiscales, du blanchiment et de la corruption », et se base sur « la liste complète des personnes et entités impliquées dans les 53 247 sociétés immatriculées à Malte ».

L'Italie, championne des « Malta Files »

En Allemagne, le Spiegel cite, entre autres, BMW, BASF, la Lufthansa et la Deutsche Bank qui affirment en chœur respecter la législation maltaise. Mais selon l'Espresso c'est l’Italie qui compte le plus de nationaux cités dans ces documents maltais, avec près de 8 000 sociétés maltaises contrôlées par des actionnaires italiens : on trouve des politiques, des industriels, des financiers, des gens du spectacle et des mafieux notoires.

A La Valette, souvent accusée d'être un paradis fiscal, on explique que cette campagne de dénigrement, pilotée par l’Allemagne et le Luxembourg, a pour objectif de détourner de Malte les institutions financières de la City londonienne à la recherche d'un point de chute après le Brexit.

Début avril, Malte s'était attiré les foudres de certains de ses partenaires européens en plaidant pour ralentir le rythme des réformes engagées par Bruxelles contre la fraude et l'évasion en matière d'impôts, craignant que cela n'affecte l'économie européenne.

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