Allemagne / Entreprises

L'Allemagne durcit les contrôles sur les investissements étrangers

«Nous sommes certes une économie ouverte mais nous ne sommes pas naïfs», a déclaré le secrétaire d’Etat allemand à l’Economie Matthias Machnig.
«Nous sommes certes une économie ouverte mais nous ne sommes pas naïfs», a déclaré le secrétaire d’Etat allemand à l’Economie Matthias Machnig. JOHN THYS / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Berlin a adopté des mesures plus strictes ce mercredi 12 juillet, visant à contrôler plus étroitement les reprises par des sociétés étrangères de concurrents présents dans des secteurs jugées stratégiques. Sans le dire, ces dispositions constituent surtout une réponse à des reprises par des investisseurs chinois.

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Avec notre correspondant à Berlin,  Pascal Thibaut

« Nous sommes une économie ouverte, mais nous ne sommes pas naïfs ». Le secrétaire d’Etat à l’Economie Matthias Machnig et son ministère ont donc décidé de réagir.

A l’avenir, il sera plus difficile pour un repreneur étranger de racheter une entreprise allemande jugée stratégique. Les cas soumis à une autorisation publique sont élargis. Y figurent par exemple des sociétés fabriquant des logiciels pour des secteurs comme l’énergie, les centrales nucléaires, les télécommunications ou les aéroports.

Cette mesure vise à éviter que du savoir-faire made in Germany ne disparaisse après le rachat d’une entreprise à l’étranger. C’est avant tout la Chine qui est visée. Les investissements de Pékin en Allemagne ont sensiblement augmenté. L’an dernier, le rachat du fabricant allemand de robots Kuka par une société chinoise avait suscité des critiques.

Berlin disposera à l’avenir de quatre mois au lieu de deux pour trancher sur des demandes de reprise sensibles en raison de la complexité de certains dossiers.

L’Allemagne soutient la proposition d’Emmanuel Macron visant à laisser plus de pouvoir à la Commission européenne, compétente pour de plus gros rachats, pour contrôler des acquisitions étrangères concernant des secteurs stratégiques.

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