Economie

France: le tribunal rend sa décision sur le sort de l'équipementier GM&S

Les locaux de GM&S à La Souterraine, commune française située dans le département de la Creuse, dans le centre de la France, le 13 mai 2017.
Les locaux de GM&S à La Souterraine, commune française située dans le département de la Creuse, dans le centre de la France, le 13 mai 2017. PASCAL LACHENAUD / AFP
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La justice doit statuer définitivement ce lundi 24 juillet sur le cas GM&S, en liquidation judiciaire. Les 277 salariés de ce sous-traitant automobile de la Creuse (centre de la France) seront au Tribunal de commerce de Poitiers pour savoir si l'offre du repreneur potentiel GMD est assez solide ou si ce sera la clé sous la porte.

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Les acteurs sont globalement optimistes. Grâce à la pression de l'Etat, les constructeurs PSA et Renault (principaux clients du site) ont augmenté significativement leurs commandes à GM&S dans les 5 ans à venir: de quoi garantir de l'activité sur le moyen terme. Mais côté emploi, moins de la moitié serait préservée en cas de reprise. Une saignée pour un territoire de la Creuse sinistrée. Mais l'Etat a promis qu'aucun ouvrier ne serait laissé de côté.

Lors de sa visite surprise à La Souterraine jeudi dernier, Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie, s'était voulu optimiste. Les commandes promises par PSA et Renault garantiraient de l'activité pour le site jusqu'à 2022. Mais le seul repreneur potentiel à s'être manifesté, GMD, leader de l'emboutissage ne conservera que 120 salariés. 157 ouvriers seront donc sur le carreau ? Non, promet le gouvernement, qui s'est engagé dans ce dossier tant pour désamorcer une crise qui a fait irruption en pleine période électorale que pour sauvegarder l'emploi.

L'usine de GM&S est le deuxième employeur privé de la Creuse. Sa fermeture anéantirait les efforts déployés ces dernières années pour maintenir la vitalité du territoire d'après la mairie de La Souterraine.

Pour limiter la casse, le gouvernement a promis, outre le dispositif habituel du plan de sauvegarde de l'emploi, une prime de formation qui passerait de 2 500 à 5 000 euros et des aides à la mobilité et pour la création d'entreprise. C'est loin de satisfaire les salariés dont la moyenne d'âge est de 50 ans. Ils réclament depuis le début des primes extra-légales. Mais sur cette question, les constructeurs, l'Etat, comme GM&S se sont toujours renvoyé la balle.

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