Accéder au contenu principal
Liban / Saad Hariri

Le Liban vote son budget pour la première fois depuis 2005

Le Premier ministre libanais Saad Hariri (g) et son ministre des Finances Ali Hassan Khalil lors des discussions au Parlement à Beyrouth, le 18 octobre 2017.
Le Premier ministre libanais Saad Hariri (g) et son ministre des Finances Ali Hassan Khalil lors des discussions au Parlement à Beyrouth, le 18 octobre 2017. REUTERS/Mohamed Azakir
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le Liban a voté jeudi son budget après trois jours de débats. Une information qui peut paraître banale sauf que c'est la première fois depuis 2005 et l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, qui a plongé le pays dans une grave et longue crise politique attisée par les troubles géopolitiques de la région. Le vote de ce budget, même s'il porte sur l'année en cours et non 2018, est donc une sorte d'exploit.

Publicité

Un « exploit », le mot est de Saad Hariri le Premier ministre. Car 12 ans après l'assassinat de son père dans un attentat qui a accentué les divisions entre les factions politiques du pays, les députés libanais ont surmonté leurs divergences et adopté la loi de finances.

Depuis 2006, c'est par un système dérogatoire qui prévoit des avances du Trésor que l'Etat libanais assumait ses dépenses au mépris de la Constitution, selon les députés de l'opposition. Des députés qui rappellent que le budget voté ce jeudi est celui de l'année 2017 qui prend fin dans deux mois. Alors qu'en principe, c'est le budget de 2018 qui devrait à cette époque de l'année être débattu.

Les opposants dénoncent encore le fait qu'aucun bilan comptable n'a été réalisé pour les 12 années précédentes risquant de passer sous silence de potentiels faits de dilapidation des deniers publics.

Mais pour le gouvernement, il était important de remettre le Liban sur la voie d'un cycle budgétaire normal pour renforcer le contrôle du Parlement sur les finances publiques et entamer enfin les réformes économiques dont a besoin le pays. Et d'abord au défi de la dette qui représente 157% du Produit intérieur brut (PIB). Un record, qui place le Liban au 3e rang mondial derrière le Japon et la Grèce.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.