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Economie

La BCE engage un virage historique

Le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, lors d'une conférence de presse à Francfort, le 26 octobre 2017.
Le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, lors d'une conférence de presse à Francfort, le 26 octobre 2017. REUTERS/Kai Pfaffenbach
Texte par : RFI Suivre
2 mn

C'est un virage historique qu'engage la BCE pour sortir de son programme anti-crise en zone euro. Lors de sa réunion de la politique monétaire, la Banque centrale européenne a décidé de réduire l'ampleur de son soutien à l'économie de la zone euro tout en le prolongeant de neuf mois. Comme prévu les taux directeurs restent inchangés.

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Les gouverneurs de la Banque centrale européenne ont bien retenu les leçons de la Réserve fédérale. Désormais, il n'est plus question d'extinction rapide du programme de soutien à l'économie, mais d'un ajustement en douceur.

Actuellement, le programme de rachat de dettes mis en place en mars 2015 par la BCE porte sur 60 milliards d'euros par mois. Ce dispositif arrivera à échéance fin 2017. Ensuite, entre janvier et septembre 2018 le montant passera à 30 milliards par mois.

L'institution de Frankfort se garde toutefois le droit de relever ce montant ou même d'allonger la durée du dispositif, si les conditions économiques se dégradent ou si l'inflation en zone euro reste trop faible et loin de l'objectif de 2% assigné par la Banque.

Autre manifestation de la volonté de la BCE de continuer à soutenir l'économie européenne : le taux de refinacement principal, c'est-à-dire le taux que les banques doivent payer lorsqu’elles empruntent de l’argent à la BCE est maintenu à 0%.

La croissance européenne revient. L’inflation remonte, en tout cas le spectre de la déflation s’éloigne. Du coup, à partir de ce moment-là, on peut alléger la politique monétaire qui n’est plus nécessaire pour soutenir la reprise économique. La Fed montre l’exemple. La Fed est en train de réduire son bilan, a cessé le rachat d’actifs. La BCE prend acte que si la Fed procède à cette politique monétaire plus volontariste, cela veut dire que l’économie américaine va mieux, cela veut dire que la croissance mondiale est tirée vers le haut. Et comme la croissance européenne elle-même fonctionne bien, elle souhaite profiter de ce moment-là pour resserrer sa politique monétaire. La BCE a tout intérêt à se redonner des marges de manœuvre. C’est faire en sorte de trouver une forme de flexibilité dans la politique monétaire là où aujourd’hui il n’y en a plus. Il y aura un accompagnement dans le temps et en douceur qui va laisser le temps que l’économie s’approprie cette réduction d’apports de liquidités pour faire en sorte d’arriver à une forme de normalité dans laquelle dans un deuxième temps, les taux seront amenés à remonter, mais seulement dans un deuxième temps.

Eric Delannoy: «La croissance européenne revient...»

 

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