Forum économique mondial / FMI

A Davos, Lagarde affiche un optimisme prudent pour l'économie mondiale

La directrice générale du FMI Christine Lagarde, lors de sa conférence de presse à Davos, le 22 janvier2018.
La directrice générale du FMI Christine Lagarde, lors de sa conférence de presse à Davos, le 22 janvier2018. REUTERS/Denis Balibouse

Le Forum économique mondial de Davos, qui accueille chaque année dans cette petite station de ski huppée des Alpes suisses le gotha du monde des affaires et les grands dirigeants politiques, s’ouvre mardi 23 janvier. Et c’est une première, le Fonds monétaire international (FMI) a choisi ce rendez-vous pour dévoiler ses prévisions pour les mois qui viennent. L’institution de Washington se montre plutôt optimiste.

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Avec notre envoyée spéciale à Davos,Mounia Daoudi

L’économie mondiale va indéniablement mieux puisque le FMI augmente de 0,2 point ses prévisions de croissance pour les deux ans à venir et table désormais sur une progression du PIB mondial de 3,9 %.

L’horizon est particulièrement dégagé pour les Etats-Unis où l’administration Trump vient d’adopter une réforme fiscale, que certains ici à Davos qualifient d’ores et déjà de systémique dans la mesure où elle va modifier en profondeur la façon de faire des affaires aux Etats-Unis mais aussi dans le reste du monde.

La prudence du FMI à moyen terme

En zone euro, la croissance devrait également être plus rapide en dépit des problèmes que traverse l’Espagne avec la crise catalane. Le discours du roi Philipe, pour qui c’est une première à Davos, est très attendu.

Mais l'enthousiasme est à modérer.  s'il est optimiste à court terme, le FMI n’en demeure pas moins prudent et met en garde contre un retournement de la conjoncture mondiale à moyen terme.

Car si les grands patrons de multinationales voient l'avenir en rose - l'étude publiée hier par le cabinet de conseil PWC révèlent que 42% d'entre eux se déclarent très confiants quant à la croissance de leurs activités -  les risques qui menacent l'économie mondiale n'ont jamais été aussi grands.

Des risques qui ne sont pas forcément d'ordre économique comme le terrorisme, les menaces géopolitiques ou encore les changements climatiques. Le FMI mentionne également les tentations protectionnistes, plus que jamais à l’ordre du jour.

Cinq jours de discussions

Autant de menaces qui sont à l'agenda des 70 chefs d'Etats et de gouvernements qui vont se croiser tout au long de la semaine dans les couloirs du palais des congrès. Ce mardi matin, c'est l'Indien Narendra Modi qui ouvrira le forum. Il succèdera au Chinois Xi Jinping qui l'année dernière avait créé l'événement en défendant le multilatéralisme face au protectionnisme d'un Donald Trump fraichement élu. Donald Trump qui sera bien présent vendredi pour défendre ses réformes. Exercice auquel se soumettra avant lui Emmanuel Macron.

Car les organisateurs du forum se plaisent à le rappeler : Davos est le seul endroit où sont réunis cinq jours durant les dirigeants des 1 000 plus grosses entreprises de la planète dont le chiffre d'affaires global se montent à 25 milliards de milliards de dollars.

Par Mounia Daoudi

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