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G20 / Finances

Le G20 Finances dominé par la crainte d'une guerre commerciale

Déclaration du président argentin Mauricio Macri lors du G20 Finances à Buenos Aires, le 20 mars 2018.
Déclaration du président argentin Mauricio Macri lors du G20 Finances à Buenos Aires, le 20 mars 2018. Argentine Presidency/Handout via REUTERS
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le G20 Finances a fermé ses portes ce mardi 20 mars au soir à Buenos Aires. Cette réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des Banques centrales du groupe des 20 puissances mondiales, que préside cette année l'Argentine, a été dominée par les risques de guerre commerciale, suite à la décision américaine d'imposer des droits de douane aux importations d'acier et d'aluminium.

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Avec AFP et notre correspondant à Buenos Aires, Jean-Louis Buchet

Le communiqué final du G20 Finances parle du commerce international moteur de la croissance, comme le voulaient ceux qui s'inquiètent du protectionnisme des États-Unis.

Mais en conférence de presse, Steven Mnunchin, le secrétaire américain au Trésor, a récusé ce terme, affirmant que son pays était seulement favorable à des échanges « équilibrés et profitables pour tous ».

Peu après, Bruno Le Maire a exigé une exemption « sans condition ». « Soyons clairs. Il ne peut pas y avoir de conditions (posées par les Etats-Unis à une exemption de la taxe sur l'acier et l'aluminium). Nous expliquons seulement à nos amis américains que la décision qu'ils veulent prendre n'est pas appropriée », a affirmé le ministre français des Finances lors d'une conférence de presse.

Cryptomonnaies et taxation du numérique

Les autres questions étaient moins conflictuelles. Comme prévu, les Européens n'ont pas été suivis sur la taxation du numérique. Ils avanceront seuls, sur la base de la proposition que doit présenter la Commission ce mercredi.

Comme prévu aussi, il y a eu consensus sur la nécessité de réguler les cryptomonnaies, afin d'éviter qu'elles facilitent le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.

Enfin, le G20 continuera à travailler sur le financement des infrastructures, sujet cher à la présidence argentine, qui peut se féliciter d'avoir mené à bien une réunion ouverte sous de très mauvais auspices.

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