France

France: un rapport d'élus réclame plus de contrôle des investissements étrangers

Alstom et Siemens ont officialisé mardi 26 septembre 2017 la signature d'un protocole d'accord en vue de la fusion de leurs activités ferroviaires.
Alstom et Siemens ont officialisé mardi 26 septembre 2017 la signature d'un protocole d'accord en vue de la fusion de leurs activités ferroviaires. REUTERS/Staff/Files

Après six mois d'investigation, la commission d'enquête parlementaire sur la politique industrielle de la France a publié son rapport, ce jeudi 19 avril. Elle a investigué sur les cas d’Alstom, d’Alcatel et de STX, trois entreprises ayant fusionné avec des concurrents étrangers.

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Pour le président de la commission, le député Les Républicains Olivier Marleix,  l'Etat n'a pas préservé les intérêts nationaux en autorisant la vente d’Alstom Energie à General Electric. Il estime qu'il a été aussi moins exigeant lors d'un autre mariage entre des groupes égaux : la branche transport d'Alstom et l’allemand Siemens.

« A chaque fois ce sont les mêmes tartes à la crème qu'on nous ressort, dénonce-t-il. C'est le mariage entre égaux, c'est l'Airbus du ceci, l'Airbus du cela. Dans la réalité, le mariage entre égaux quelques années après, ça se termine par une entreprise qui en a racheté une autre. Tout ça n'est pas forcément dans l'intérêt ni des salariés ni de la préservation de nos savoir-faire industriels. »

Autre diagnostic du rapporteur de la commission : le député de La République en marche Guillaume Kasbarian estime qu'Alstom ne pouvait faire face seul aux bouleversements du marché de l'énergie.

« L'offre de General Electric était intéressante pour Alstom, elle faisait sens sur le plan industriel et elle était in fine la seule qui a pu aboutir, rappelle-t-il. Je crois qu'à l'époque le ministre n'a pas ménagé ses efforts pour trouver des alternatives. Alors certes on peut faire l'hypothèse que s'il y avait eu plus de temps, peut-être que les choses auraient été différentes. Ou pas. »

Des avis qui divergent sur la politique industrielle du passé, mais les mêmes propositions pour l'avenir. La commission en valide 50 pour améliorer le contrôle des investissements étrangers en France.

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