Allemagne / Russie

Rencontre entre Merkel et Poutine pour évoquer le gazoduc Nord Stream 2

La chancelière allemande Angela Merkel et le président russe Vladimir Poutine lors d'une conférence de presse avant leur rencontre au château de Meseberg, résidence du gouvernement allemand située à 70 km au nord de Berlin, le 18 août 2018.
La chancelière allemande Angela Merkel et le président russe Vladimir Poutine lors d'une conférence de presse avant leur rencontre au château de Meseberg, résidence du gouvernement allemand située à 70 km au nord de Berlin, le 18 août 2018. REUTERS/Axel Schmidt

Angela Merkel reçoit Vladimir Poutine ce samedi 18 août près de Berlin. Au menu des discussions devraient figurer la situation en Ukraine et en Syrie, mais aussi le gazoduc Nord Stream 2. Deux nouveaux tuyaux sous la Baltique voulus autant par l'Allemagne que par la Russie, mais qui rencontrent de plus en plus d'oppositions en Europe et aux Etats-Unis. La chancelière allemande pourrait donc proposer un compromis au président russe dans ce dossier gazier.

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Comment rendre Nord Stream 2 acceptable aux yeux des Européens et de l'administration américaine ? Angela Merkel a durci le ton vis-à-vis de Vladimir Poutine depuis l'annexion de la Crimée, mais elle ne peut pas se priver de ce nouvel approvisionnement gazier russe sous la Baltique : l'Allemagne doit s'éloigner du charbon.

Le président américain Donald Trump avait donc beau jeu au sommet de l'Otan d'accuser la chancelière allemande d'être de ce fait « prisonnière » de la Russie. Nord Stream 2 est dans le collimateur des Etats-Unis, qui ont voté des sanctions contre les entreprises européennes qui participeraient à ce chantier russe.

Opposition européenne

En Europe, la Commission de Bruxelles n'est pas favorable au projet, la Pologne y est farouchement opposée. Ces obstacles sont plus politiques que techniques : Nord Stream a obtenu ses permis de construction en Allemagne, en Finlande et en Suède. Seul le Danemark impose un changement de tracé.

Angela Merkel pourrait donc proposer un compromis à Vladimir Poutine : que Nord Stream 2 n'assèche pas totalement le transit à travers l'Ukraine, mais qu'il lui garantisse au moins 70 millards de m³, estime Thierry Bros, un expert du secteur, ce qui de facto forcerait le consortium à renoncer à l'un des deux nouveaux tuyaux de Nord Stream 2.

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