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Pétrole

Carburants: colère contre la hausse des prix alors que le cours du pétrole chute

Des gilets jaunes réunis à Marseille, le 24 novembre 2018.
Des gilets jaunes réunis à Marseille, le 24 novembre 2018. REUTERS/Jean-Paul Pelissier
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Les gilets jaunes sont mobilisés ce samedi 24 novembre contre la vie chère. La colère a éclaté en raison de la flambée des prix du carburant. Mais ces manifestations un peu partout en France coïncident avec une nouvelle chute du cours du pétrole. Le baril de « light sweet crude », la référence américaine, a perdu plus de 4 dollars pour terminer la semaine à 50,42 dollars. Le Brent, la référence européenne, est lui passé en dessous de la barre symbolique des 60 dollars.

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Les références européenne et américaine de l'or noir ont perdu un tiers de leur valeur en moins de deux mois, pour atterrir à leur plus bas depuis octobre 2017.

En cause : la menace d'une surproduction. Au moment de mettre en œuvre leurs sanctions contre l'Iran, les États-Unis ont accordé davantage d'exemptions sur le commerce de l'or noir. Les investisseurs s'inquiètent donc d'une surabondance de l'hydrocarbure sur le marché.

Cette chute des cours du brut contraste en tous cas avec la grogne des gilets jaunes contre la flambée des prix du carburant. Mais il faut voir maintenant comment cela va se répercuter à la pompe.

Décalage

En théorie, il y a un décalage entre la fluctuation du cours du brut et le prix pour le consommateur final. Par exemple, le baril de « light sweet crude » coté vendredi à New York ne sera en réalité livré qu'en janvier. Mais, face à la grogne, les distributeurs de carburant se sont engagés auprès du gouvernement à répercuter la baisse des cours au jour le jour.

L’exécutif ne s'attend pas à des miracles de ce côté-là. Et mieux vaut rester prudent : l'Opep se réunira dans quinze jours et pourrait revenir sur la dernière hausse de production décidée pour anticiper les sanctions contre l'Iran.

A moins, que l'Arabie saoudite ne fasse un geste pour remercier Donald Trump, qui a soutenu Riyad dans l'affaire du meurtre de Jamal Khashoggi.

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