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Italie / Pauvreté

Italie: le revenu de citoyenneté entre en vigueur

Giuseppe Calafiore, chômeur, vient de faire une demande pour le nouveau revenu de citoyenneté dans un centre d'assistance à Rome, le 6 mars 2019.
Giuseppe Calafiore, chômeur, vient de faire une demande pour le nouveau revenu de citoyenneté dans un centre d'assistance à Rome, le 6 mars 2019. REUTERS/Gavin Jones
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Italie, le revenu de citoyenneté, mesure phare de la coalition populiste au pouvoir, vient d'entrer en vigueur. Adopté par décret le 18 janvier, l'équivalent du RSA (Revenu de solidarité active) en France pourrait concerner cinq millions de personnes qui vivent dans la pauvreté. Une victoire pour Luigi di Maio, chef de file du Mouvement 5 étoiles (M5S) qui depuis le début de son engagement porte cette mesure. Dès mercredi, jour d'entrée en vigueur du revenu de citoyenneté, les chômeurs italiens étaient nombreux à s'inscrire pour bénéficier de cette allocation.

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Auparavant, le gouvernement précédent avait instauré une aide plafonnée à 188 euros par personne. Un montant trop faible pour répondre aux besoins essentiels. Le revenu de citoyenneté prévoit une allocation de 780 euros maximum par mois et par personne durant 18 mois, renouvelable après une carence d'un mois. Elle est distribuée sous forme de cartes de paiement valable dans plusieurs magasins, seuls 100 euros sont perçus en espèces.

En mars 2018, lors de l'élection italienne, le Mouvement 5 étoiles s'était engagé à instaurer un revenu de base universel d'un montant conséquent pour tous les Italiens. Mais l'état des finances du pays a fait reculer le gouvernement de coalition.

Finalement, la mesure est plus restrictive que prévu. Seuls les Italiens et les étrangers vivant en Italie depuis 10 ans avec deux années consécutives obligatoires pourront prétendre à cette aide. L'octroi de ce revenu est aussi conditionné à la recherche d'un travail. Il ne sera pas possible de refuser plus de trois offres d’emploi. Enfin, pour éviter les fraudes, des contrôles sont mis en place.

Le coût de la mesure est estimé à 7 milliards d'euros pour 2019. Un montant qui inquiète l'opposition, alors que Bruxelles redoute une aggravation du déficit public italien.

(Re) lire : Italie: un pays encore fragile économiquement, malgré le retour de la croissance

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