Economie

Daimler à nouveau soupçonné d’avoir truqué des tests d’émissions de CO2

Daimler est soupçonné d'avoir embarqué des logiciels sur ses Mercedes-Benz GLK 220 CDI (photo), afin de dissimuler leurs émissions réelles de CO2.
Daimler est soupçonné d'avoir embarqué des logiciels sur ses Mercedes-Benz GLK 220 CDI (photo), afin de dissimuler leurs émissions réelles de CO2. CCAS3.0 / M93 / Wikimedia Commons

Le constructeur automobile est visé par une enquête des autorités de régulation allemandes, qui le soupçonnent d’avoir installé un logiciel de trucage sur son modèle Mercedes-Benz GLK 220 CDI.

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Le journal allemand Bild am Sonntag a dévoilé dimanche 14 avril le lancement d’une enquête de la part de l'agence allemande de l'automobile, KBA, information confirmée par Daimler dans un communiqué. L'entreprise aurait installé un logiciel de trucage des émissions de CO2 sur des automobiles.

Le logiciel incriminé réduit les émissions de particules nocives des véhicules durant la période des tests. Mais une fois sur la route, quantité d'émissions nocives au-dessus des limites réglementaires sont dégagées.

Le constructeur affirme « coopérer totalement avec le KBA » et être en train d’examiner les faits qui lui sont reprochés. Selon le Bild, quelque 60 000 véhicules du modèle Mercedes-Benz GLK 220 CDI, fabriqués entre 2012 et 2015, sont concernés.

L'autorité allemande avait déjà ordonné en 2018 à Daimler de rappeler 700 000 véhicules dans le monde, dont 280 000 en Allemagne pour l'installation de logiciels illégaux.

Le constructeur, qui a fait appel de cette décision, est en outre menacé depuis février de sanctions financières dans le cadre du scandale du « dieselgate ». Ces enquêtes font suite à l’admission par Volkswagen, en 2015, du trucage de 11 millions de ses véhicules, dont 2,4 millions vendus en Allemagne.

(avec AFP)

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