Italie / UE

Dette italienne: Bruxelles relance les hostilités contre Rome

Le vice-Premier ministre italien Matteo Salvini a ironisé sur la portée de la lettre envoyée par Bruxelles.
Le vice-Premier ministre italien Matteo Salvini a ironisé sur la portée de la lettre envoyée par Bruxelles. REUTERS/Bernadett Szabo

La Commission européenne a réclamé ce mercredi 29 mai des clarifications à l'Italie sur la détérioration de ses finances publiques, ouvrant la voie à de possibles sanctions financières.

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Bruxelles s'inquiète du dérapage de la dette italienne. Actuellement à 133 % du PIB, elle pourrait atteindre l'année prochaine135 %, selon les prévisions de la Commission. Le déficit public du pays, censé diminuer, est lui aussi en forte hausse depuis quatre ans. Il pourrait atteindre 3,6 % en 2020.

La croissance en berne et la gestion de la dette par la coalition populiste au pouvoir ont provoqué une détérioration des finances publiques. Rappelé à l'ordre l'an dernier, le gouvernement italien reste le mauvais élève de la zone euro.

Matteo Salvini, le vice-Premier ministre italien, dont le parti d'extrême droite, la Ligue, vient de remporter les élections européennes, avait dès mardi ironisé sur la portée de la lettre de la Commission. « Toute mon énergie sera utilisée pour changer ces vieilles règles », a-t-il dit.

En théorie, Rome risque une amende de 3 milliards d'euros. En théorie, seulement. Car une telle amende n'a jamais été infligée. La procédure disciplinaire est même politiquement improbable. Le gouvernement italien le sait. Il a jusqu'à vendredi pour répondre à Bruxelles.

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