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France

Réforme des retraites: une semaine à gros enjeux

Deux nouvelles journées de manifestation sont prévues les 9 et 11 janvier.
Deux nouvelles journées de manifestation sont prévues les 9 et 11 janvier. REUTERS/Charles Platiau
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Après deux semaines de vacances scolaires marquées par la poursuite des grèves dans les transports publics contre le projet de réforme des retraites, l'année 2020 devrait commencer de la même façon que 2019 s'est terminée : tambours battants.

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Ce lundi marque pour certains la reprise du travail, pour d'autres la reprise – ou la poursuite – de la grève. Après deux semaines de vacances, les enseignants ont prévu de reprendre leur mobilisation avec des préavis de grève d'ores et déjà déposés pour le mois de janvier. Objectif : maintenir la pression sur le gouvernement. Les représentants des avocats ont ainsi appelé à durcir le mouvement dans les tribunaux. Des syndicats d'autres professions libérales, comme les infirmiers, ont même anticipé, avec des actions dès vendredi dernier.

Des syndicats d'Air France entrent également dans la danse. Mais leur mobilisation n'aura pas, ou seulement peu, d'impact dans l'immédiat : la compagnie prévoit d'assurer tous ses vols ces lundi et mardi.

La CGT joue, elle, la carte de la peur de pénurie de carburant en promettant un durcissement des blocages de raffineries et de dépôts. Les transports parisiens et le trafic ferroviaire resteront perturbés ce lundi, mais moins qu'en début de mouvement. C'est surtout à la SNCF qui attend une nette amélioration. L'entreprise prévoit ainsi 1 Transilien sur 2 en Ile-de-France, 6 TER sur 10, un trafic « normal ou quasi normal sur pratiquement toutes les grandes destinations depuis Paris » avec 8 TGV sur 10 en moyenne, mais seulement 2 Intercités sur 5, a indiqué dimanche Agnès Ogier, la porte-parole du groupe SNCF dans un point presse.

L'intersyndicale appelle par ailleurs à deux jours de manifestation les 9 et 11 janvier. La CFDT pourrait se mobiliser également ce jour-là, mais prendra sa décision dans la journée. Son secrétaire général Laurent Berger a de nouveau appelé ce dimanche le retrait de l'âge pivot, une mesure qu'il estime « injuste » et « inutile », et proposé « une conférence de financement » du système de retraites distincte du projet de loi en préparation.

Les syndicats ne veulent donc pas relâcher la pression alors que ce mardi, les négociations reprennent. Jusque là absente des rencontres, la ministre du Travail Muriel Pénicaud entrera alors en scène, car les discussions porteront sur l'aménagement de la fin des carrières et l'emploi des seniors. Peu de chance que les principaux opposants en sortent satisfaits : ils ne veulent pas d'aménagements, mais le retrait du projet.

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