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France: 7 grandes entreprises épinglées pour «discrimination à l’embauche»

A profil identique, les candidats ayant un nom maghrébin auraient 20 à 30% de chances en moins que ceux ayant un nom franco-français de trouver un emploi. (Illustration)
A profil identique, les candidats ayant un nom maghrébin auraient 20 à 30% de chances en moins que ceux ayant un nom franco-français de trouver un emploi. (Illustration) Getty Image/Peter Dazeley
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Sept entreprises françaises sont soupçonnées par le gouvernement français de « présomption de discrimination à l’embauche ». De leur côté, les entreprises ont fait part de leur « indignation » et mettent en cause la « méthodologie » utilisée.

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Air France, Accor, Renault, ou encore Altran, Rexel, Arkema et Sopra Steria… Sept grandes entreprises françaises ont été épinglées pour « présomption de discrimination à l'embauche ». Le gouvernement a finalement écouté les acteurs de la lutte contre les discriminations et a décidé de révéler les noms des entreprises en faute.

Pour émettre ces accusations, il s’est basé sur une vaste campagne de « testing » menée par des chercheurs de l’université Paris-Est-Créteil. Les spécialistes ont conclu que, à profil identique, les candidats ayant un nom maghrébin avaient 20 à 30% de chances en moins que les candidats portant un nom franco-français de trouver un emploi.

« Name and shame »

En révélant les sociétés accusées de discrimination raciale à l'embauche, le gouvernement espère les forcer à changer leurs pratiques, ne serait-ce que par intérêt, pour préserver leur image. C'est le principe du « name and shame », soit « nommer et faire honte ».

La méthode n’a apparemment pas fonctionné pour la chaîne d'hôtels Accor. L’entreprise avait déjà été dénoncée il y a deux ans, par l’ancienne ministre française du Travail, Myriam El Khomri.

Dans un communiqué commun, six des sept entreprises accusées –Renault ne l'a pas signé– font part de leur propre « indignation ». Ils mettent en cause la « méthodologie » utilisée par les économistes de l'université Paris-Est qui ont mené l'étude.

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